vendredi 26 avril 2013

Conseil Santé est une société de services dédiée au secteur de la santé qui réalise la plus grande partie de son activité à l'international

Conseil Santé est une société de services dédiée au secteur de la santé qui réalise la plus grande partie de son activité à l'international
Acteur du développement
Conseil Santé est une société de services spécialement dédiée au secteur de la santé qui réalise la plus grande partie de son activité à l'international. Depuis sa création en 1987, Conseil Santé a mené à bien plus de 150 contrats dans le monde entier, principalement sur financements des bailleurs de fonds bi et multilatéraux. L'expérience et le savoir-faire de la société acquis à la faveur de ces interventions sont reconnus par l'ensemble de ses partenaires.
Conseil Santé participe actuellement à de nombreux projets où la société applique sa conception du service pour le développement durable du pays bénéficiaire. Assistance technique, conseil, formation, études de projets, évaluations : Conseil Santé mobilise et met en œuvre ses compétences pour réaliser des prestations de qualité dans les domaines les plus variés (économie de la santé, financement de la santé, mise en œuvre de politiques sanitaires, etc.).
Conseil Santé fait partie du groupe SOFRECO depuis 1997. Depuis lors, son activité n'a cessé de croître, le chiffre d'affaires ayant atteint plus de 9 millions d'euros en 2007. Cette croissance continue s'explique principalement par les relations de professionnalisme et de confiance qui ont été tissées d'une part avec les clients et bénéficiaires des prestations réalisées, et d'autre part avec des experts disposant d'une expérience approfondie dans leurs domaines d'intervention.
Les liens entre Conseil Santé et SOFRECO sont très étroits. Géographiquement, les sièges des deux sociétés sont localisés au même endroit, et une aide technique est immédiatement disponible lorsqu'une des deux sociétés rencontre une difficulté. Cette proximité rend les deux sociétés capables de mettre en œuvre des projets comportant des composantes situées à la frange de leurs compétences.
Conseil Santé bénéficie également du poids et de la stabilité économique de SOFRECO. Sur un plan pratique, la société peut également utiliser les départements « d'appui » de SOFRECO : ressources humaines, comptabilité, gestion, technologies de l'information et logistique.
Acteur du développement
SOFRECO est une société française leader dans le conseil et l'assistance technique au développement économique et social durable. Avec des produits, des méthodologies et des outils testés et approuvés, SOFRECO assure la fourniture de prestations de qualité avec un impact mesurable. Elle donne la priorité à leur appropriation par les bénéficiaires, grâce à des solutions flexibles, pratiques et adaptées, ainsi qu'à la création d'une dynamique de changement participatif et pérenne dans une multitude de secteurs et de pays sur les 5 continents. Cette dynamique se veut porteuse du développement du savoir-faire et d'une meilleure répartition ainsi que d'une meilleure gestion des ressources disponibles.
SOFRECO exerce trois métiers complémentaires : l'ingénierie, le conseil et la formation. Nos interventions, qui s'inscrivent en majorité dans des programmes liés au développement durable et à la lutte contre la pauvreté, couvrent de multiples domaines.
En expansion constante, SOFRECO a réalisé plus de 1100 interventions dans plus de 130 pays en Europe Occidentale et de l'Est, dans les Balkans, en Turquie, dans le Caucase, la rive sud de la Méditerranée, l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique Centrale, l'Afrique de l'Est et du Sud, l'Asie Centrale et du Sud, l'Amérique Latine, les Caraïbes et le Pacifique, et ce, en étroite collaboration avec les bénéficiaires institutionnels, le secteur privé et la société civile. SOFRECO apporte les meilleures solutions aux besoins particuliers de chaque projet en tenant compte des meilleures pratiques et de l'efficacité de l'aide.
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jeudi 4 avril 2013

Les 34 questions les plus courantes en entretien d’embauche Les 34 questions les plus courantes en entretien d’embauche



http://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/les-34-questions-les-plus-courantes-en-entretien-dembauche.html#xtor=EPR-235

Les 34 questions les plus courantes en entretien d’embauche



« Parlez-moi de vous », « pourquoi devrions-nous vous embaucher ? »… L’éditeur  de questionnaires Sample questionnaire a réalisé une infographie des 34 questions auxquelles presque aucun candidat n’échappe en entretien d’embauche. Nous en avons sélectionné 10 et vous proposons nos conseils pour y répondre.

1- Parlez-moi de vous

Contentez-vous de parler de vous sur le plan professionnel. Évitez les détails personnels et soyez bref.
Notre conseil pour vous présenter en « une minute trente chrono »

2- Quels sont vos points forts ?

Préparez bien tous vos points forts et surtout, trouvez des arguments, des exemples pour les illustrer. N’hésitez pas à mettre en avant les qualités pour lesquelles vos collègues vous apprécient, sans trop en faire.
Notre conseil sur les points forts appréciés en entretien d’embauche.

3- Quelle est votre pire faiblesse ?

Ne partez pas dans tous les sens. Concentrez-vous sur vos défauts professionnels.
Notre conseil pour connaître les bons défauts en entretien d’embauche.

4- Que savez-vous sur notre activité ?

Si vous avez bien préparé votre entretien d’embauche et vous êtes renseigné sur l’entreprise, cette question ne devrait pas vous poser de problème. Bien sûr, restez succinct et surtout, gardez en tête que vous en savez toujours beaucoup moins que la personne en face de vous.
Notre conseil pour pitcher le recruteur.

5- Pourquoi devrions-nous vous embaucher ?

Vous devez faire comprendre au recruteur que vous avez autant besoin de lui que lui de vous. Et ne vous comparez jamais aux autres candidats.
Notre conseil pour connaître le top 5 des critères des recruteurs en temps de crise, et faire de vous le candidat idéal.

6- Comment expliquez-vous votre longue période sans emploi ?

Sachez combler ce temps sans emploi avec n’importe quelle activité : vous avez suivi une formation, avez profité de votre temps libre pour travailler votre anglais…
Notre conseil pour justifier une période d’inactivité.

7- Qu’est-ce qui vous motive pour ce poste ?

Bien entendu, pas question de répondre de but en blanc : « le salaire ». Cela amoindrirait fortement vos chances de décrocher le poste… Parlez plutôt des projets, de l’environnement de travail…
Notre test pour savoir si vous savez montrer votre motivation en entretien et notre conseil pour utiliser le bon champ lexical pour exprimer votre motivation.

8- Qu’attendez-vous de ce poste ?

Répondez comme si vous étiez déjà embauché par l’entreprise, pour donner l’impression au recruteur que vous pouvez incarner le rôle.
Notre quiz pour savoir si vous avez les bonnes réponses aux questions pièges.

9- Avez-vous des questions ?

Préparez une liste des questions auxquelles vous souhaitez obtenir une réponse. Vous apparaîtrez ainsi comme un candidat décidé, clair dans ses pensées et ses attentes. Et ne l’oubliez pas, l’entretien est à double sens.
Notre conseil pour poser une dernière question pertinente.

10- Que pensez-vous de la dernière entreprise pour laquelle vous avez travaillé ?

Détaillez tout ce que cette entreprise a eu de positif pour vous. Évitez les points négatifs.
Notre conseil pour parler de votre ancien employeur.

samedi 24 novembre 2012

Lalibre.be - Un petit génie du Sierra Leone recruté par le MIT

Lalibre.be - Un petit génie du Sierra Leone recruté par le MIT

Un petit génie du Sierra Leone recruté par le MIT

Rédaction web
Mis en ligne le 22/11/2012
VIDEO Il a été repéré par un autre Sierra Léonais, ancien élève du MIT.
La crise, un budget serré, les licenciements collectifs, cette fin d'année 2012 est plus synonyme de désespoir que de belles histoires, mais celle-ci est authentique. En Sierra Leone, l'un des pays les plus pauvres du monde, un adolescent de 15 ans a en effet été invité à rejoindre l'une des plus prestigieuses institutions universitaires des Etats-Unis, le Massachusetts Institute of Technology (MIT), au terme d'un concours local.
Comme le relatent nos confrères du monde.fr sur l'un de leurs blogs, c'est au autre Sierra Léonais, David Sengeh, ancien élève du MIT qui a repéré le génial adolescent.
Dans une tribune publiée par CNN et reprise par "Le Monde", Sengeh revient sur le passé de Kelvin Doe et explique que celui-ci s'est d'abord débrouillé pour construire une batterie à base de soda, de métal et d'acide dans un village dénué d'électricité. Intéressant mais pas suffisant pour Kelvin, qui confectionne dans la foulée un authentique générateur à l'aide d'un stabilisateur de tension rouillé retrouvé dans une poubelle, qui servira par la suite à alimenter une station radio construite par ses soins avec un baladeur CD et une antenne.
Impressionné par sa capacité extraordinaire à développer des technologies à partir de rien, Sengeh repère Kelvin Doe et le pousse à participer au "Visiting Practitioner's Program" du MIT où il est repéré et signe du même coup pour une nouvelle vie. D'après le Figaro, le jeune homme pencherait à présent sur une éolienne capable de fournir bien plus d'électricité... à tout son village!

vendredi 23 novembre 2012

LeTemps.ch | «Le droit à l’enfant, ça n’existe pas»

LeTemps.ch | «Le droit à l’enfant, ça n’existe pas»
Mœurs vendredi23 novembre 2012

«Le droit à l’enfant, ça n’existe pas»

Jean Zermatten. L’ex-président du Tribunal des mineurs valaisan est actuellement directeur du Comité des droits de l’enfant de l’ONU. (Eddy Mottaz)
Jean Zermatten. 
L’ex-président du Tribunal des mineurs valaisan est actuellement directeur du Comité des droits de l’enfant de l’ONU. (Eddy Mottaz)
Boîtes à bébé, adoption homosexuelle, fécondation in vitro: et si on posait, vraiment, la question du bien de l’enfant? Jean Zermatten le souhaite. L’ex-juge des mineurs valaisan et directeur de l’Institut international des droits de l’enfant en appelle à une révolution des mentalités
Le Temps: Après Schwyz, les Grisons et le Valais, Berne devrait avoir bientôt sa «boîte à bébé» (lire
encadré). Vous avez été juge des mineurs, vous dirigez aujourd’hui l’Institut international des droits de l’enfant à Sion. Qu’en pensez-vous?
Jean Zermatten: Je suis contre la «boîte à bébé». Comme l’accouchement sous X, elle permet d’abandonner un enfant anonymement. Elle va à l’encontre du droit de l’enfant à connaître ses origines, à ne pas être séparé de ses parents, et contre une série d’autres principes fondamentaux énoncés par la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant (CDE), qui a fêté ses 23 ans cette semaine et que la Suisse a ratifiée en 1997.
– Certains arguent qu’il vaut mieux être vivant sans connaître ses parents que d’être mort…
– A ma connaissance, aucune étude ne permet d’affirmer que, grâce aux boîtes à bébé, les cas d’infanticide ont diminué. On peut d’ailleurs se demander si ce sont vraiment les mères qui abandonnent les bébés volontairement: une recherche européenne désigne plutôt les pères ou d’autres membres de la famille (lire encadré). Ces guichets sont une fausse réponse à un vrai problème, qui est: comment aider les parents en difficulté? La solution réside, par exemple, dans des centres de planning familial, dans l’accueil d’enfants qu’une mère ne peut pas garder, temporairement.
– L’insémination artificielle avec donneur anonyme va éga le ment à l’encontre du droit de l’enfant à connaître ses origines. Elle connaît pourtant un boom spectaculaire.
– Le problème du parent inconnu n’est pas nouveau en soi. Au moment où la Convention est née, dans les années 1970-1980, les Etats étaient surtout préoccupés par les dérapages de l’adoption internationale, qui faisait l’objet d’une véritable mode. Aujourd’hui, la problématique s’est déplacée sur l’IAD, qui s’est, en effet, développée sans que l’on se pose la question de l’intérêt de l’enfant.
– En Suisse, l’anonymat du donneur a été levé dans la loi sur la procréation assistée de 2001. Vous seriez partisan d’une interdiction généralisée?
1   2   3   4   http://letemps.ch/Page/Uuid/7d9d2c96-34c3-11e2-bdc3-62348eac131d/Le_droit_%C3%83%C2%A0_lenfant_%C3%83%C2%A7a_nexiste_pas#.UK9e9mfxP2Q

jeudi 22 novembre 2012

Que faut-il pour renforcer les systèmes de santé ? Des chercheurs soutenus par le CRDI nous expliquent




Renforcer les systèmes de santé :'de la rhétorique, pas de la réalité'

Carol Campbell
3 juin 2009 | EN | FR | 中文
D'après les chercheurs les programmes de santé des ASM ne renforcent pas les systèmes de santé
World Bank/Dominic Sansoni
Un groupe de chercheurs annonce avoir constaté qu'il existe un "écart évident" entre les prétendues actions des organisations internationales de santé pour le renforcement des systèmes de santé et les réalités du terrain.
Dans un article publié dans PLoS Medicine, ils  affirment que malgré les déclarations des 'acteurs de la santé mondiale' (ASM) qui prétendent travailler au renforcement des systèmes de santé, dans la réalité ces derniers n'entreprennent que des activités  dont ils peuvent tirer des bénéfices personnels.
Les programmes mondiaux de santé tels que le PEPFAR (Plan présidentiel d'Urgence d'Aide à la Lutte contre le sida) du Président des Etats-Unis et l'Initiative Roll Back Malaria sont généralement axés sur quelques maladies. Délaissant ainsi le problème de la fragilité des systèmes des pays en développement, selon ces chercheurs.
L' équipe, composée de chercheurs du département de santé publique de l'Institut de Médecine tropicale d'Anvers, en Belgique, a étudié les documents de stratégie des ASM , et constaté que « pratiquement tous les ASM affirment soutenir les systèmes de santé, mais  dans les faits, se concentrent sur des activités axées sur des maladies spécifiques ou sur des activités visant des fonctions du système de santé essentielles  à la mise en oeuvre de leur propres programmes». 
Ainsi, l'Alliance mondiale pour les Vaccins et la Vaccination(GAVI)  se concentre sur le renforcement des éléments du système de santé  essentiels aux programmes de vaccination.
D'après ces chercheurs, le problème tient en partie au fait que les ASM utilisent le terme "renforcement du système de santé" pour désigner toute activité de renforcement des capacités. "Il nous faut une définition qui serait à la fois acceptée et appliquée systématiquement par tous," suggèrent-ils.
Ils estiment par ailleurs que "les  importants pouvoirs financiers" des ASM auraient des effets néfastes sur les systèmes de santé nationaux.
Par exemple en 2005, le budget de santé du gouvernement ougandais, qui s'élevait à US$ 112 millions, avait été  largement surpassé par les US$ 167millions dépensés par trois ASM.
Des programmes aussi bien dotés peuvent attirer le personnel médical local , l'éloignant du système de santé généraliste vers des programmes axés sur des maladies spécifiques.
Badara Samb, conseiller principal  des systèmes et services de santé auprès de l'OMS, a déclaré à SciDev.Net que la modification de la stratégie des ASM "pose des défis"  dans la mesure où  les recherches ont jusque là apporté peu de preuves concernant l'amélioration   des interactions entre les systèmes de santé nationaux et les ASM.
"L'harmonisation des actions des ASM  et la nécessité de renforcer les systèmes de santé est devenue un nouvel impératif," ajoute-t-ils.
Samb a révélé que l'an dernier, l'OMS avait mené des études  pour identifier les voies susceptibles de permettre aux ASM d'atteindre leurs objectifs tout en contribuant au renforcement des systèmes de santé nationaux. Les résultats devraient être publiés ce mois (juin).
Les conclusions de cette équipe belge sont confirmées par un nouvel article de PLoS Medicine qui évalue l'efficacité de la distribution (roll out) des antirétroviraux en Ethiopie
Cette étude révèle que le programme, conduit par des ASM, notamment le PEPFAR, aurait entraîné une 'fuite interne de cerveaux' chez les médecins. Les effectifs du secteur public ont chuté  au cours du programme, tandis que ceux du personnel des organisations de bienfaisance se sont accrus.

mardi 13 novembre 2012

LeTemps.ch | Illettrés de la santé



médecine mardi13 novembre 2012

Illettrés de la santé

(©Kormann)
(©Kormann)
La moitié des patients n’ont pas la capacité de traiter les informations les concernant. La «littératie en santé» fait l’objet d’un symposium à Lausanne
D’un côté, on célèbre l’avènement du patient du futur, éclairé et responsable. De l’autre, on observe avec inquiétude gonfler la foule des analphabètes de la santé. Vertige.
Thomas Bischoff, directeur de l’Institut universitaire de médecine générale et Patrick Bodenmann, médecin responsable de l’Unité des populations vulnérables à la Policlinique médicale universitaire (PMU) à Lausanne, sont particulièrement concernés par la problématique de ce qu’on appelle la «littératie en santé». Ils co-organisent sur ce thème un symposium scientifique international qui aura lieu mercredi 14 novembre, dans le cadre des 125 ans de la PMU*. Premiers pas dans une thématique d’avenir.
Le Temps: Comment définir la littératie en santé et où en est-on en Suisse?
Patrick Bodenmann: Il s’agit de la capacité, pour une personne, d’obtenir, de traiter et de comprendre les informations de base concernant la santé, ainsi que le fonctionnement des services compétents, de manière à pouvoir prendre, pour lui-même, les décisions appropriées. On estime, qu’en Suisse, 40% à 60% de la population a un niveau faible à très faible en littératie. Avec un niveau très faible, une personne n’arrive pas à comprendre les instructions sur un emballage de médicament. Avec un niveau faible, elle gère les besoins quotidiens mais pas les situations nouvelles.
– La moitié de la population, c’est énorme!
P. B.: Il s’agit d’une extrapolation, à partir des données sur la littératie en général. Elle situe la Suisse au même niveau que les Etats-Unis.
Thomas Bischoff: Je dois dire qu’intuitivement, ce résultat me semble exagéré, compte tenu de ce que je vois dans mon cabinet, situé dans une banlieue lausannoise traditionnellement ouvrière.
P. B.: Personnellement, ce chiffre ne m’étonne pas, compte tenu de ce que je vois dans ma pratique à la policlinique, où 40 à 50% des patients sont des personnes migrantes ou en situation précaire, ou les deux. Mais nous avons grand besoin de données supplémentaires pour nous faire une idée plus précise de la situation.
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http://letemps.ch/Page/Uuid/2afc4828-2ce9-11e2-8be3-e2fb984d2028/Illettr%C3%83%C2%A9s_de_la_sant%C3%83%C2%A9#.UKJyT2fxP2Q

mardi 6 novembre 2012

Lalibre.be - La drogue du viol, ce redoutable poison

Lalibre.be - La drogue du viol, ce redoutable poison

La drogue du viol, ce redoutable poison

Déborah Taminiaux (st.)
Mis en ligne le 05/11/2012
L'an dernier, en Belgique, 3024 viols ont été enregistrés. Un chiffre effarant. Qu'en est-il des cas dus à la drogue du viol ?
« Drink spiking », « drug facilitated sexual assault » ou encore « drogue du viol », tous ces termes catégorisent la même chose: une drogue diluée dans une boisson lors d'un moment d'inattention de la victime. Cette dernière se sentira étourdie et subira des pertes de mémoire. La durée de cette perte varie en fonction de la drogue ingérée. En Belgique, des cas ont été signalés mais la pratique semble peu courante. Comme l'explique Antoine Boucher, chargé de communication à Infor Drogue, « il est arrivé que des personnes se plaignent de viol après l'absorption de drogue à leur insu. Néanmoins, ce n'est pas un cas fréquent ».
Il existe plusieurs types de produits que l'on considère comme drogues dites « du viol ». La plus courante reste le GHB (gamma-hydroxybutyrate), conçue à la base, entre autre, pour soigner les cas d'insomnies. Le GHB endort et ralentit la respiration ainsi que le rythme cardiaque. Bien que pour toutes les drogues, les effets varient selon la corpulence, le taux d'alcoolémie ou l'âge de la personne, une fois la drogue absorbée, l'individu se trouvera dans un état léthargique. Quelques autres caractéristiques liées à son ingestion peuvent se manifester par une sensation d'ivresse (même en ayant bu très peu) ou encore un problème dans la coordination des mouvements. C'est lors de ce moment de vulnérabilité que la victime est en danger: vol, agression ou viol,... D'ailleurs, la rapidité de dissolution du sédatif (en 15 minutes à peine) est redoutable car elle permet au malfaiteur de rester présent sur les lieux de son méfait.
« La prévention est difficile: ces faits se déroulent dans des lieux très fréquentés où l'ambiance n'est pas à la réflexion, mais à la fête » souligne Antoine Boucher. Aux Etats-Unis et en Australie, où l'on s'inquiète énormément de ce phénomène, une industrie a commercialisé un détecteur du nom de « Drink Safe Coaster ». Il s'agit d'un petit papier sur lequel on dépose des gouttes de sa boisson. Si la couleur change, le breuvage contient une drogue. Un moyen comme un autre pour prévenir, bien que la vigilance reste la meilleure des armes.
Dans les cas de viols, la victime est appelée à porter plainte à la police et à se rendre aux urgences le plus rapidement possible. En effet, le produit ne reste pas longtemps dans le sang ni dans l'urine. Le temps de l'assoupissement comptant, il ne reste plus énormément de temps pour que la drogue soit encore présente. Antoine Boucher précise que « certaines personnes n'osent pas porter plainte, car elles savent qu'elles ont commis une infraction (absorption de trop d'alcool, consommation de drogues). Elles se disent que le voleur / violeur ne sera pas retrouvé mais que, dans le même temps, admettre l'absorption de produits illicites peut aussi avoir des conséquences pour elles ». http://www.lalibre.be/societe/sciences-sante/article/775710/la-drogue-du-viol-ce-redoutable-poison.html