Initiative sur les systèmes de santé en Afrique - Agence canadienne de développement international (ACDI)
« La vraie richesse, c'est la santé, non les pièces d'or et d'argent.»
― Mahatma Gandhi
Dans plusieurs régions d'Afrique, les gens souffrent de maladies et d'affections qui diminuent leur niveau de vie et freinent le développement. La moitié de tous les décès d'enfants et de mères dans le monde surviennent dans des pays d'Afrique subsaharienne, où des milliers de nouveau-nés et de mères perdent la vie chaque année. La majorité des décès surviennent dans les quelques jours suivant la naissance, généralement faute de soins professionnels; or, plus de la moitié pourraient être évités. Les infections, les naissances prématurées et l'asphyxie sont les principales causes de décès chez les nouveau-nés, et la malnutrition des mères joue un rôle dans 60 % à 80 % de ces cas.
Un enfant se fait vacciner à l'hôpital de Kiwoko au Ouganda.
Les décès chez les mères et les enfants s'expliquent entre autres par les facteurs suivants :
- la pénurie de travailleurs de la santé
- l'éloignement des centres de santé
- le manque de fournitures
- la pauvreté
Il existe de grands écarts dans la qualité des soins offerts aux personnes qui vivent dans les villes et à celles qui vivent dans les campagnes. En clair, les
systèmes de santé actuels en Afrique ne répondent pas aux besoins de la population. À défaut de renforcer leurs systèmes de santé, plusieurs pays d'Afrique subsaharienne n'atteindront pas les
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en matière de santé ― non parce que ces objectifs sont inatteignables, mais parce que les systèmes et les services de santé de ces pays, en raison de leur faiblesse, sont difficilement accessibles et ne peuvent pas aider à atteindre les cibles de réduction des maladies énoncées dans les OMD.
Engagement du Canada
Lors du
Sommet du G8 tenu en 2006 à Saint-Pétersbourg, en Russie, le premier ministre Harper a annoncé que le Canada verserait 450 millions de dollars sur dix ans pour soutenir les efforts déployés par les pays d'Afrique afin de renforcer leurs systèmes de santé. L'Initiative sur les systèmes de santé en Afrique (ISSA) a pour but d'aider à améliorer l'état de santé des gens et à accomplir de véritables progrès vers l'atteinte des OMD relatifs à la santé, surtout ceux qui se rapportent à la mortalité des enfants et des mères (OMD 4 et 5).
Approche de l'ACDI : des soins de santé plus accessibles pour les mères et les enfants
L'ISSA vise plus précisément à former les travailleurs de la santé africains, à leur fournir du matériel et à les déployer sur le terrain afin de rendre les soins de santé plus accessibles pour les personnes les plus vulnérables, particulièrement les mères et les enfants. La majorité du financement est allouée à des initiatives bilatérales dirigées par les pays d'Afrique subsaharienne.
Dans le cadre de l'ISSA, un dialogue sur les programmes et les politiques a été lancé aux niveaux régional, national et international. Il complète les programmes de santé de l'ACDI dans trois domaines :
- le renforcement de la formation, de la mobilisation, de la gestion et du maintien en poste de travailleurs de première ligne déployés sur le terrain dans le domaine de la santé;
- l'amélioration des systèmes d'information sur la santé, notamment par une responsabilisation accrue et un suivi plus efficace;
- la prestation plus équitable des services de santé.
Amélioration des soins de santé : exemples de mesures d'aide de l'ACDIsida Amélioration des soins de santé : exemples de mesures d'aide de l'ACDI
L'ISSA appuie des programmes dans huit pays (le Mali, le Mozambique, le Soudan, la Tanzanie, la République démocratique du Congo, le Malawi, le Nigéria et la Zambie) et dans trois régions (la région panafricaine, l'Afrique centrale et de l'Ouest ainsi que l'Afrique orientale et australe).
- Au Mali, le Canada aide depuis 2003 à renforcer les programmes de santé dans la région de Kayes. Ces efforts ont permis de faire passer de 24 % à 50 % la proportion d'accouchements pratiqués par des professionnels de la santé entre 2002 et 2007, ce qui a contribué à réduire la mortalité maternelle. L'ISSA tablera sur ces efforts pour étendre aux mères et aux enfants l'accès aux services de santé essentiels. Par exemple, ses programmes permettront aux districts régionaux de santé d'améliorer l'accès à de meilleurs soins de santé dans quatre régions : Kayes, Tombouctou, Gao et Kidal.
- Au Mozambique, l'ACDI aide le ministère de la Santé à mettre en œuvre son plan stratégique pour le secteur de la santé, dont un important volet vise à améliorer la santé des mères et des enfants. Par exemple, le ministère de la Santé utilise les fonds pour augmenter le nombre de points de services de santé qui offrent des soins obstétriques de base et des services de santé pour les jeunes.
L'
Initiative catalytique pour sauver un million de vies, une des principales composantes de l'ISSA, a été annoncée par le premier ministre Harper en 2007. Cette initiative multidonateurs augmente l'offre de soins de santé essentiels, éprouvés et abordables pour les femmes et les enfants. Dans le cadre de ce projet, le Canada aide l'UNICEF à former les travailleurs de la santé africains, à leur fournir du matériel et à les déployer sur le terrain afin qu'ils puissent distribuer des moustiquaires de lit pour lutter contre le paludisme, des antibiotiques et des vaccins ainsi qu'offrir d'autres services de santé essentiels aux enfants et aux femmes enceintes vulnérables en Éthiopie, au Ghana, au Malawi, au Mali, au Mozambique et au Niger. Dans le cadre de sa contribution, le Canada devrait former plus de 40 000 travailleurs de la santé communautaire et sauver quelque 200 000 vies en Afrique subsaharienne.
La recherche : un appui à de meilleurs systèmes de santé
Dans le cadre de l'
Initiative de recherche en santé mondiale, l'ACDI soutient le travail d'équipes de chercheurs dirigées par des Africains dans neuf pays pour trouver des solutions aux problèmes des systèmes de santé. Les solutions proposées vont dans le sens des priorités des gouvernements africains et établissent des liens entre la recherche, les politiques et les mesures concrètes.
- Au Kenya, des chercheurs de l'Université de Nairobi et des chercheurs de l'Université du Manitoba participent au programme national sur le VIH/sida pour tenter de déterminer si l'envoi de messages éducatifs sur les téléphones cellulaires pourrait aider à prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant et à améliorer les soins prénataux et le soutien postnatal.
Éthiopie : S'occuper des malades dans leur collectivité pour réduire les écarts dans les soins de santé
L'Éthiopie compte très peu de cliniques médicales, et les hôpitaux et les centres de santé du pays sont exploités à pleine capacité. La
Fondation pour la médecine et la recherche en Afrique, une organisation régionale soutenue par l'ISSA et créée en 1957 au Kenya, a contribué à ouvrir de nouvelles cliniques médicales sur le territoire éthiopien, où elle forme des résidents locaux pour qu'ils puissent fournir des soins à domicile. La Fondation utilise cette approche en Afrique australe et orientale, où elle contribue à améliorer la qualité des services médicaux. Les gens sont ainsi mieux outillés pour assurer leur propre bien-être, et cela aide à réduire les écarts en matière de santé dans ces pays.
En Éthiopie, la Fondation a installé une clinique médicale à Kara Kebele, un des villages les plus pauvres de la banlieue d'Addis Abeba, la capitale. Selon Zenebeche Yededia, qui habite le village, la clinique fait toute la différence. « Avant l'ouverture du centre, les gens ne savaient pas quoi faire avec les personnes très malades, dit-elle. L'hôpital est loin et il y a trop de patients. Il n'y a jamais assez de médicaments. Le centre de santé est proche et on n'y manque pas de médicaments. »
Il y a deux ans, madame Yededia a reçu une formation sur les soins à domicile. On lui a aussi remis une trousse médicale contenant ce qu'il faut pour traiter la fièvre et la diarrhée. Aujourd'hui, elle se rend chez les personnes malades de son village et leur fournit divers services : elle fait les lits, nettoie la maison et explique aux membres de la famille comment prendre soin les uns des autres. Elle fournit aussi des traitements médicaux de base et amène les personnes gravement malades à la clinique locale.
Grâce à la Fondation, on a ouvert d'autres cliniques et appris à plus de résidents à fournir des soins à domicile. La contribution de l'ACDI a permis de rendre les services de santé plus accessibles et d'améliorer la qualité de vie des Éthiopiens.
http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/acdi-cida.nsf/fra/JUD-824143542-PTE
Un exemple: J’ai un ami qui a combattu au Vietnam. Il est donc assuré par les véterans du Vietnam. Ancien combattant en quelque sorte. Tout va bien donc. Sauf que, s’il n’y a pas de structure VA là où il se trouve, et qu íl est obligé de se faire soigner ailleurs, dans un hopital « normal », c’est comme s’il n’avait pas d’assurance santé.
Dernièrement, en travaillant dans sa maison, il s’ est mis une saleté dans l’oeil. Obligé d’aller aux urgences à 8h1/2 du soir. Il est resté là , en tout, 20mn. Il a fallu, au plus, 5mn au médecin pour lui retirer cette saleté qu ‘il avait dans l’oeil.
Il a payé, avec une réduction de 75% parce qu’il n’a pas d’assurance santé…. 550 dollars à la clinique. Et ce n’est pas tout. 2 ou 3 semaine plus tard est arrivée à la maison, par la poste, une autre facture au médecin, cette fois.– même une ami américaine est etonnée de la somme– 950 dollars
Cela s’ est passé à Largo en Floride. La facture de 950 dollars a eté envoyée par un organisme de Philadelphie. Contactés par téléphone, ils ne peuvent rien faire. Mon ami est retourné à la clinique. Ils ne peuvent rien faire non plus. Il a écrit une lettre et c’en est là.
Si vous voulez d’ autres exemples, je peux vous en donner. Mais je ne veux pas vous lasser.
Il y avait récemment un article du New York Times qui dénonçait des prodédures cardiaques inutiles, en Floride aussi. (8 août 2012. Hospital Chain Inquiry Cited Unnecessary Cardiac Work), avec le nom du médecin. Jusqu’à 43% des procédures ou traitements sont inutiles. On vous pose des stents, comme on vous met un pansement sur un bobo au genou.
Il y a aussi, si vous parlez l’anglais un article dans le New Yorker du 13 et 20 août 2012, un article; BIG MED. Il s’ agit là des conditions dans lesquelles on vous fait, entre autres, des prothèses au genoux etc… qui coûtent des prix faramineux pour une efficacité contestable. C’est un marché comme un autre, n’est- ce pas…….
Je pourrais écrire un livre.
La médecine française , et d’autres médecines européennes sont citées en exemple…..
Il y a une partie de l’article que je ne comprends pas:
vous écrivez dans un premier temps:
» 78 % des bénéficiaires du Medicare sont blancs [..] et 8 % hispaniques »
>> on comprend donc que ce sont 2 catégories différentes: les « blancs » d’un côté et les « hispaniques » de l’autre.
Idée renforcé par le total : si on additionne le tout: blanc + hispanique + noir = 95 % les 5% restant sont sûrement les asiastiques et autres.
blanc vs. hispanique vs blanc hispanique…. on s’emmêle les pinceaux alors non ?
En effet, le recensement américains distingue les « races », le total de ces dernières faisant 100%. Le recensement distingue aussi les hispaniques, qui se répartissent sur les différentes races, et les non hispaniques (total 100%). On ne peut donc pas additionner les blancs et les hispaniques, car on compterait deux fois les mêmes personnes. C’est un peu comme si vous additionniez les catholiques français et les Bretons.
Patrick LARUE, professeur d’histoire-géographie.
Il faut être complètement inconscient et/ou monstrueux pour voir Paul Ryan comme une bouffée d’air frais, une fraicheur libertaire, n’est- ce pas? . De qui se moquent-ils tous ces gens qui parlent d’economies drastiques?
Pour qui, les économies drastiques?
Il y a des gens, aux US, qui vendent leur maison pour pouvoir se soigner de leur cancer, faute d’avoir une assurance santé.
J’espère que Ryan est le mauvais choix de MItt Romney, ce businessman qui refuse de produire ses feuilles d’impôts, et qui a des comptes aux Iles Cayman, aux Bermudes et en Suisse ( il l’a peut être annulé, récemment) quand tous les presidents et hommes politiques les ont produites, y compris son propre père. Ryan est, je l’espère le mauvais choix de Mitt Romney, comme Sarah Palin avait eté le mauvais choix de Johm Mac Cain. J’avais un peu peur qu ‘il choisisse Marc Rubio, d’origine cubaine, et que la communauté hispanique se sente ainsi représentée.
@mr wiggles
http://www.les-crises.fr/inegalites-patrimoine-usa-2/
http://www.les-crises.fr/inegalites-patrimoine-usa-3/
http://www.les-crises.fr/inegalites-patrimoine-usa-4/
> vous sauriez pertinemment que la crise
> financiere est terminee depuis 2010.
> c’est le probleme des dettes souveraines,
> contractes par des pays occidentaux pour
> maintenir un systeme d’assistanat dont ils
> n’ont pas les moyens.
> France n’ait pas eu un budget equilibre depuis 1974?
Alors que le votre a une capacite illimitee. Bel exemple d’arrogance puante.
Par contre, en mutualisant cette charge tout le monde peut en bénéficier… et tout le monde pouvant en bénéficier, ces coûts baissent pour chacun ; ce qui permet de les développer pour toute la société.
Et ces plus fortunés ne le sont, et ne peuvent l’être, que dans le cadre d’une société qui leur donne leurs avantages…
Un pays, un État, ont besoin de développer l’ensemble de leur population… et donc de leur permettre d’avoir accès à l’ensemble des ressources que ce pays possède, et dont ils ont besoin pour pouvoir contribuer à la richesse et au développement de ce pays-État…
Vrai par contre que ça prend beaucoup de courage pour remettre les idées de Reagan au goût du jour, puisque l’Amérique et le monde ne s’en sont pas encore remis.
On pourrait aussi rétablir l’esclavage pour rendre l’agriculture plus performante.
En fait, un retour général au social façon « 1850 en Angleterre » ne doit pas être exclu par ces guignols.
C’est vrai, quoi ? Après tout, les riches le méritent ! Ils ont travaillé pour ça ! Les pauvres le sont par choix ! Arretons de gâcher les ressources d’un pays en les aidant !
Ah oui, j’oubliais… Au passage, il faut rendre obligatoire la religion, parce que vraiment, ce qu’il manque à ce pays, c’est la ferveur ! N’est ce pas , Denys ?
Et on ne jure pas sur la bible non plus avant de témoigner en justice…
Et puis, il n’y a pas une association qui visionne tous les programmes et fait du lobbyisme permanent auprès des annonceurs TV…
Et puis, on n’est pas du tout puritain aux US… Non, ça c’est une vilaine légende…
Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd…
Heuresement qu’il y a eu l’Etat et son interventionisme pour sauver le pays.
Pour moi un pays du 21ème siecle est un pays où chaque citoyen mange à sa faim, où les soins de santé sont accessibles à tous, où l’enseignement de la maternelle à l’université est un droit pour tous.
Je ne suis pas sûr que Ryan dise la moindre chose sur ces thèmes. Allez-vous me dire que M. Obama est superficiel sur ces thèmes? Je vous l’accorde tout de suite, et je vous dis que c’est cela le drame de l’Amérique et in fine le drame du monde, nous avons à choisir entre rien et presque rien
Ou alors il est né sur la lune.
et il n’a jamais vu de gens dans la misère.
Je vous accorde que dans certains domaines, moins d’Etat est possible, mais il faudrait
Olivier Chef d’entreprise de 5 salaries aux E.U.
Il y a en effet beaucoup de croyance en la magie dans « l’idée républicaine », dès lors qu’elle prend des formes extrêmes.
Ceci dit, je ne suis pas opposé au droit imprescriptible de mourir de faim pour les feignants (je connais un type qui est au RMI depuis 20 ans et qui s’arrange pour tomber dans les pommes au bout de trois heures dès qu’on lui fournit un travail). Mais, même dans ce cas-là, il faudrait un peu de finesse dans l’application : il s’arrange à avoir des enfants régulièrement…
Une grosse part de la classe moyenne « haute » en France a un patrimoine a un million d’euro notamment grâce à l’explosion de l’immobilier…
(j’en connait 3, un qui a commencé dans un atelier avec aucun diplôme et qui à maintenant une boite dans la formation professionnel, un qui est médecin et le dernier qui est chef d’entreprise d’une PME. Pour aller dans votre sens aucun d’entre eux a moins que 50 ans…)
Mentalité de petit je suis d’accord, mais les objectifs que l’on se fixe compte beaucoup dans la prise de risque/masse de travail que l’on accepte de faire…