3ème EDITION DE LA FORMATION EN COLLECTE, ANALYSE, UTILISATION ET EVALUATION DE LA QUALITE DES DONNEES SANITAIRES ET COMMUNAUTAIRES
ENSEA, Abidjan, 8 - 19
juillet 2013
FORMULAIRE DE CANDIDATURE
I- Renseignements généraux sur le (la) participant (e)
II – EDUCATION / FORMATION
A- Veuillez lister vos
acquis scolaires en commençant par les plus récents. Inclure tout programme
sanctionné par un certificat ou tout programme de formation en rapport avec les
fonctions que vous assumez actuellement
B - Veuillez décrire en détail la
formation en collecte/analyse des données sanitaires et communautaires dont
vous avez déjà bénéficié.
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……………………………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………………..
C- Avez-vous déjà
utilisé un ordinateur ?
Oui
Non
D- Veuillez décrire vos compétences en informatique pour ceux qui
travaillent déjà avec l’informatique, y compris les applications de logiciels.
III – EXPERIENCE PROFESSIONNELLE
A- Décrivez vos tâches et
responsabilités actuelles en rapport avec la collecte, l’analyse, l’utilisation
et l’évaluation des données sanitaires et communautaires.
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……………………………………………………………………………………………………………………..
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B - Veuillez indiquer les trois
aspects spécifiques que vous vous attendez à étudier pendant cette formation
pour améliorer vos capacités en matière de collecte, l’analyse ou le
suivi-évaluation des données sanitaires et communautaires.
.
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IV – RECOMMANDATION
Une recommandation (dont vous trouverez le formulaire ci-joint) doit être
soumise avec votre demande. Veuillez inscrire ci-dessous le nom de la personne
de référence. Cette recommandation doit être reçue avant le 15 février 2013. La
personne de référence doit envoyer le formulaire rempli directement à l’ENSEA.
V –REPAS
Les pauses café et le repas de midi sont offerts durant la formation.
VI – FINANCEMENT / FRAIS DE PARTICIPATION
Les participants sont encouragés à trouver leur propre financement.
Veuillez demander à l’agence qui a accepté de payer vos frais de participation
de remplir le formulaire de financement (ci-joint). Joindre ce formulaire à
votre demande.
Veuillez cocher les options que vous voulez (voir plaquette de chaque
option)
Je m’engage à transmettre à l’ENSEA un dossier complet au plus tard le 17
juin 2013. De même que je reconnais que je dois assurer mon propre
financement pour pouvoir participer au séminaire.
Date : _____________________________ Signature du candidat
___________________________________
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3ème EDITION DE LA FORMATION EN COLLECTE, ANALYSE,UTILISATION ET EVALUATION DE LA QUALITE DES DONNEESSANITAIRES ET COMMUNAUTAIRES
FORMULAIRE DE FINANCEMENT
Veuillez cocher :
Notre agence payera tous les frais suivants pour ce
participant :
Frais de participation/ Sans hébergement : 750 000 F
CFA
Et aussi :
les frais de transport
(aller/retour) pour les participants venant de l’intérieur du pays (laissés
à l’appréciation de l’agence de financement)
les frais
d’hébergement pour les participants venant de l’intérieur du pays (laissés à
l’appréciation de l’agence de financement)
Notre agence prend en charge les frais indiqués ci-dessus. Si notre
agence a indiqué qu’elle prend en charge les frais de participation, elle
reconnaît que ces frais doivent être payés à l’avance ou que le participant se
présentera le 1er jour du séminaire à l’ENSEA avec le paiement.
(Voir plaquette pour les détails sur le mode de paiement).
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Signature du responsable de l’agence de financement Date
___________________________________________
Nom et position/titre (en caractères d’imprimerie)
___________________________________________
Nom de l’Agence de financement
3ème EDITION DE LA FORMATION EN COLLECTE, ANALYSE,UTILISATION ET EVALUATION DE LA QUALITE DES DONNEESSANITAIRES ET COMMUNAUTAIRES
FORMULAIRE DE RECOMMANDATION
A remplir par la personne qui recommande le (la) candidat (e).
A remplir par la personne de référence (ajouter une page si nécessaire)
1-
Depuis combien de temps connaissez-vous le (la)
candidat(e) ?
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2-
Connaissez-vous bien le (la) candidat(e) ?
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3-
Quels sont les points forts et les points faibles du
(de la) candidat (e) s’agissant de ses compétences analytiques et
professionnelles d’une manière générale, et en ce qui concerne la collecte,
l’analyse, l’utilisation et l’évaluation des données sanitaires et
communautaires?
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……………………………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………………..
4-
Veuillez attribuer un niveau au (à la) candidat (e)
pour chaque rubrique selon les codes ci-après.
Exceptionnelle = 1, Excellent = 2, Moyen (ne) = 3, En dessous de la
moyenne = 4, Incapable de juger = 9.
5-
Quelle opportunités aura le (la) candidat (e)
d’appliquer les enseignements tirés du cours aux activités actuelles dans
l’organisation où il/elle travaille ?
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……………………………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………………..
6-
Est-ce que le (la) candidat (e) a démontré des
qualités exceptionnelles de leadership, d’initiative ou de créativité lors de
la collecte, l’analyse ou l’utilisation des données sanitaires et
communautaires ? Veuillez donner des exemples.
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7-
Veuillez ajouter toute observation supplémentaire
sur le (la) candidat (e) que vous jugeriez utile.
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8-
Recommandez-vous ce (cette) candidat (e) comme
participant (e) au cours « Collecte, Analyse, Utilisation
et Evaluation de la qualité des données sanitaires et communautaires» ?
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Signature Date
___________________________________________
Nom et position/titre (en caractères d’imprimerie)
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vendredi 21 juin 2013
3ème EDITION DE LA FORMATION EN COLLECTE, ANALYSE, UTILISATION ET EVALUATION DE LA QUALITE DES DONNEES SANITAIRES ET COMMUNAUTAIRES ENSEA, Abidjan, 8 - 19 juillet 2013
← Risque individuel ou risque collectif ?
← Risque individuel ou risque collectif ?
Expert judiciaire, expert-comptable, géomètre-expert, expert psychiatre, expert immobilier, expert en œuvres d’art, expert d’assurance, etc. Les experts sont partout ! On désigne ainsi un professionnel spécialiste d’une question qui peut mettre en œuvre une compétence professionnelle spécifique pour apprécier la valeur d’un objet, la régularité d’une procédure, la justesse d’un diagnostic. C’est celui qui sait faire la « part des choses », qui peut trancher dans une situation comportant une certaine incertitude et sur laquelle le « profane » ne peut pas se prononcer de façon fiable et vérifiable.
Dans le domaine des risques sanitaires, l’expert est celui qui a une compétence scientifique lui permettant de prendre position sur la réalité du risque, son ampleur, les moyens à mettre en œuvre pour s’en prémunir.
Longtemps, lorsqu’une autorité publique avait besoin d’y voir clair sur un problème complexe, elle nommait « un » expert censé dire la « vérité ». Peu à peu, cette manière de procéder s’est révélée insuffisante, notamment sur les questions de sécurité sanitaire dont la compréhension requiert un ensemble de savoirs provenant de disciplines multiples qu’aucune personne, aussi compétente soit-elle dans son domaine professionnel, ne peut maîtriser totalement. Si bien que les conclusions de l’expert pouvaient facilement être contestées, en particulier quand elles venaient déranger des intérêts économiques. Au lieu de faciliter la décision, la désignation d’un expert unique ne faisait, en fait, qu’ajouter à la conclusion. On en est ainsi venu à opposer les experts « officiels » et les experts « indépendants » sans que l’on soit capable de définir rigoureusement ce que recouvre cette indépendance.
C’est alors qu’on s’est rendu compte que pour analyser une situation incertaine, ce n’est pas à un expert qu’il fallait recourir. C’est une véritable procédure d’expertise qu’il convenait de mettre en place. Mais qu’est-ce que l’expertise ? Le décret publié au Journal officiel le 22 mai dernier apporte d’importants éléments de clarification. Il officialise une charte de l’expertise sanitaire s’appliquant aux questions de santé et de sécurité sanitaire.
Il commence par fournir une définition de l’expertise qui fait référence à la norme AFNOR NF X 50-110. « L’expertise est un ensemble d’activités ayant pour objet de fournir à un commanditaire, en réponse à la question posée, une interprétation, un avis ou une recommandation aussi objectivement fondés que possible, élaborés à partir des connaissances disponibles et de démonstrations, accompagnés d’un jugement professionnel. » Ainsi, l’expertise ne consiste pas à fournir des connaissances nouvelles. Il s’agit plutôt de synthétiser le savoir existant au regard d’une question bien définie. La charte définit les principes devant être respectés dans ce cadre : impartialité, transparence, pluralité, contradiction, qualité et traçabilité des arguments. Elle précise les modalités selon lesquelles les experts sont choisis, la manière dont leurs éventuels conflits d’intérêts sont déclarés et traités. Elle insiste sur l’importance de l’expertise collective. Le rapport d’expertise doit faire état des positions divergentes ou minoritaires.
Il faut saluer le fait que ces dispositions soient consignées dans un décret pris en application du code la santé publique ce qui leur donne un caractère opposable. En revanche, on peut s’étonner que la ministre des affaires sociales et de la santé en soit la seule signataire. On aurait préféré que les autres ministres ayant des responsabilités directes en matière de sécurité sanitaire s’engagent en ce sens, notamment ceux chargés de l’écologie, de l’industrie, de la consommation, du travail et de l’agriculture. La démocratie sanitaire dans son acception large est une longue route…
Qu’est-ce que l’expertise ?
Dans le domaine des risques sanitaires, l’expert est celui qui a une compétence scientifique lui permettant de prendre position sur la réalité du risque, son ampleur, les moyens à mettre en œuvre pour s’en prémunir.
Longtemps, lorsqu’une autorité publique avait besoin d’y voir clair sur un problème complexe, elle nommait « un » expert censé dire la « vérité ». Peu à peu, cette manière de procéder s’est révélée insuffisante, notamment sur les questions de sécurité sanitaire dont la compréhension requiert un ensemble de savoirs provenant de disciplines multiples qu’aucune personne, aussi compétente soit-elle dans son domaine professionnel, ne peut maîtriser totalement. Si bien que les conclusions de l’expert pouvaient facilement être contestées, en particulier quand elles venaient déranger des intérêts économiques. Au lieu de faciliter la décision, la désignation d’un expert unique ne faisait, en fait, qu’ajouter à la conclusion. On en est ainsi venu à opposer les experts « officiels » et les experts « indépendants » sans que l’on soit capable de définir rigoureusement ce que recouvre cette indépendance.
C’est alors qu’on s’est rendu compte que pour analyser une situation incertaine, ce n’est pas à un expert qu’il fallait recourir. C’est une véritable procédure d’expertise qu’il convenait de mettre en place. Mais qu’est-ce que l’expertise ? Le décret publié au Journal officiel le 22 mai dernier apporte d’importants éléments de clarification. Il officialise une charte de l’expertise sanitaire s’appliquant aux questions de santé et de sécurité sanitaire.
Il commence par fournir une définition de l’expertise qui fait référence à la norme AFNOR NF X 50-110. « L’expertise est un ensemble d’activités ayant pour objet de fournir à un commanditaire, en réponse à la question posée, une interprétation, un avis ou une recommandation aussi objectivement fondés que possible, élaborés à partir des connaissances disponibles et de démonstrations, accompagnés d’un jugement professionnel. » Ainsi, l’expertise ne consiste pas à fournir des connaissances nouvelles. Il s’agit plutôt de synthétiser le savoir existant au regard d’une question bien définie. La charte définit les principes devant être respectés dans ce cadre : impartialité, transparence, pluralité, contradiction, qualité et traçabilité des arguments. Elle précise les modalités selon lesquelles les experts sont choisis, la manière dont leurs éventuels conflits d’intérêts sont déclarés et traités. Elle insiste sur l’importance de l’expertise collective. Le rapport d’expertise doit faire état des positions divergentes ou minoritaires.
Il faut saluer le fait que ces dispositions soient consignées dans un décret pris en application du code la santé publique ce qui leur donne un caractère opposable. En revanche, on peut s’étonner que la ministre des affaires sociales et de la santé en soit la seule signataire. On aurait préféré que les autres ministres ayant des responsabilités directes en matière de sécurité sanitaire s’engagent en ce sens, notamment ceux chargés de l’écologie, de l’industrie, de la consommation, du travail et de l’agriculture. La démocratie sanitaire dans son acception large est une longue route…
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LeTemps.ch | Plongée profonde dans le cerveau humain
LeTemps.ch | Plongée profonde dans le cerveau humain
Pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain, les scientifiques ont depuis longtemps cherché à en disséquer la structure. Constantin von Economo et Korbinian Brodmann ont marqué le monde des neurosciences de leur empreinte. Chacun s’est illustré au début du XXe siècle en publiant un atlas de l’organe. Pour réaliser ces ouvrages de référence qui détaillent la architecture de l’encéphale, les scientifiques ont utilisé des cerveaux prélevés sur des cadavres, qu’ils ont découpés en tranches fines, puis colorés pour mettre en évidence les cellules cérébrales, les neurones notamment. Leurs travaux ont fait date, et la classification de différentes zones du cerveau en fonction de leur contenu cellulaire (les aires de Brodmann) est encore en vigueur aujourd’hui.
L’équipe germano-canadienne emmenée par le professeur Alan Evans de l’Institut neurologique de Montréal (Université McGill) a suivi la démarche des anatomistes du siècle passé pour réaliser l’atlas Big Brain, à partir du cerveau d’une femme de 65 ans. Les techniques disponibles aujourd’hui lui ont cependant permis d’atteindre une résolution sans comparaison avec les atlas précédents.
Le cerveau a été découpé en tranches, 7404 au total, d’une épaisseur de 20 micromètres chacune, «l’épaisseur d’une feuille de cellophane», souligne Alan Evans. Les coupes ont été digitalisées, puis les données numériques ainsi obtenues ont permis de recréer par informatique un modèle en 3D du cerveau initial.
«C’est un travail de bénédictin qu’ont réalisé ces chercheurs», relève Pierre Burkhard, du Département de neurosciences cliniques des Hôpitaux universitaires de Genève. Les auteurs de l’étude révèlent en effet qu’il leur a fallu environ 1000 heures pour la seule partie qui concernait la numérisation des coupes de cerveau. «Cela peut paraître anodin, mais la difficulté majeure a été la correction des coupes après la numérisation, ajoute Katrin Amunts, première auteure de la publication. En coupant le cerveau, ou lors des étapes de coloration, de petites imperfections se sont produites sur certaines coupes. Il a donc fallu contrôler toutes les images.» Pour corriger les menus défauts repérés, les experts en bioinformatique disposaient de programmes de correction automatique, mais il leur a tout de même fallu corriger bon nombre des images à la main. Une gageure devant une masse de données avoisinant le téraoctet (1000 milliards d’octets, l’équivalent d’un peu plus de 1450 CD-Rom).
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Neurosciences vendredi21 juin 2013
Plongée profonde dans le cerveau humain
- Réalisation des coupes fines (20 micromètres) d’encéphale qui ont servi à la création de l’atlas Big Brain. (Amunts, Zilles, Evans, et al.)
L’encéphale d’une femme de 65 ans a été entièrement numérisé. Des chercheurs en ont tiré un atlas d’une précision inédite
C’est une plongée sans précédent à l’intérieur du cerveau humain que promet l’atlas Big Brain. Fruit d’une collaboration entre plusieurs équipes de recherche canadiennes et allemandes, cet atlas, qui fait l’objet d’une publication ce vendredi dans la revue Science, propose une modélisation en trois dimensions (3D) du cerveau humain. La résolution atteinte, 20 micromètres (millièmes de millimètre), est 50 fois plus fine que les images obtenues jusqu’alors.Pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain, les scientifiques ont depuis longtemps cherché à en disséquer la structure. Constantin von Economo et Korbinian Brodmann ont marqué le monde des neurosciences de leur empreinte. Chacun s’est illustré au début du XXe siècle en publiant un atlas de l’organe. Pour réaliser ces ouvrages de référence qui détaillent la architecture de l’encéphale, les scientifiques ont utilisé des cerveaux prélevés sur des cadavres, qu’ils ont découpés en tranches fines, puis colorés pour mettre en évidence les cellules cérébrales, les neurones notamment. Leurs travaux ont fait date, et la classification de différentes zones du cerveau en fonction de leur contenu cellulaire (les aires de Brodmann) est encore en vigueur aujourd’hui.
L’équipe germano-canadienne emmenée par le professeur Alan Evans de l’Institut neurologique de Montréal (Université McGill) a suivi la démarche des anatomistes du siècle passé pour réaliser l’atlas Big Brain, à partir du cerveau d’une femme de 65 ans. Les techniques disponibles aujourd’hui lui ont cependant permis d’atteindre une résolution sans comparaison avec les atlas précédents.
Le cerveau a été découpé en tranches, 7404 au total, d’une épaisseur de 20 micromètres chacune, «l’épaisseur d’une feuille de cellophane», souligne Alan Evans. Les coupes ont été digitalisées, puis les données numériques ainsi obtenues ont permis de recréer par informatique un modèle en 3D du cerveau initial.
«C’est un travail de bénédictin qu’ont réalisé ces chercheurs», relève Pierre Burkhard, du Département de neurosciences cliniques des Hôpitaux universitaires de Genève. Les auteurs de l’étude révèlent en effet qu’il leur a fallu environ 1000 heures pour la seule partie qui concernait la numérisation des coupes de cerveau. «Cela peut paraître anodin, mais la difficulté majeure a été la correction des coupes après la numérisation, ajoute Katrin Amunts, première auteure de la publication. En coupant le cerveau, ou lors des étapes de coloration, de petites imperfections se sont produites sur certaines coupes. Il a donc fallu contrôler toutes les images.» Pour corriger les menus défauts repérés, les experts en bioinformatique disposaient de programmes de correction automatique, mais il leur a tout de même fallu corriger bon nombre des images à la main. Une gageure devant une masse de données avoisinant le téraoctet (1000 milliards d’octets, l’équivalent d’un peu plus de 1450 CD-Rom).
http://letemps.ch/Page/Uuid/3120964a-d9d3-11e2-b22e-b8a8638aa51b#.UcR-QNj2QYU
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