| Pour ceux d'entre vous qui l'ont écouté, c'est le titre de l'article que Dee Leeavait lu un matin sur les ondes d'une station de radio de New York.. > Pour ceux d'entre vous qui ne l'ont pas écouté, cet article malheureusement dépeint une certaine réalité. > Une lettre assez assommante écrite par un Caucasien > (c'est-à-dire un Blanc). LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES. > Nous pouvons encore continuer à récolter des profits des Noirs sans effort physique de notre part. > Regardez les méthodes actuelles de maintien dans l'esclavage qu'ils s'imposent eux-mêmes:IGNORANCE, AVIDITÉ et ÉGOÏSME.. 1. Leur IGNORANCE constitue la première arme de ce maintien en esclavage. Un grand homme une fois déclara « la meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de lamettre dans un livre ». Nous vivons actuellement à l'Age de l'Information. Ils ont l'opportunité de lire n'importe quel livre sur quelque soit le sujet en rapport avec leurs efforts de lutte pour la liberté, mais ils refusent de lire. > Il y a d'innombrables livres facilement disponibles à Borders, à Barnes & Noble, à sans mentionner les librairies spécialisées pour Noirs qui fournissent des oeuvres de grande valeur susceptibles de leur permettre d'atteindre une certaine équité économique (qui devrait être en fait intégrée à leur lutte) mais peu d'entre eux lisent de façon soutenue, si jamais ils lisent, ils gardent les informations pour eux-mêmes et ensuite ils n'écrivent pas pour leur progéniture {ceux d'Afrique cachent les recettes de leurs ancêtres à leursdescendants préférant mourir avec. Les Noirs refusent catégoriquement les religions de leurs propres Ancêtres ;leurs propres prophètes oubliés}. 2. L'AVIDITÉ est une autre puissante arme de contention. Les Noirs, depuis l'abolition de l'esclavage, ont eu de grandes sommes d'argent à leur disposition. > L'an dernier, seulement pour la période des fêtes de Noël et de fin d'année, ils ont dépensé10 milliards de dollars des 450 milliards de dollars qui représentent leur revenu annuel (2,22%). N'importe qui d'entre nous peut les (noirs) utiliser comme un marché cible pour quelle que soit l'entreprise. Ils viendront toujours y consommer. Étant principalement des consommateurs ils agissent par avidité, poussés par le plaisir et le désir de toujours posséder. Ils veulent toujours en posséder davantage sans penser le moins du monde à épargner pour la progéniture ou à investir pour les générations suivantes. > Au lieu de démarrer une entreprise ils penseront de préférence à s'acheter de nouvelles paires de chaussures très chères. > Certains d'entre eux vont jusqu'à négliger leurs propres enfants pour se procurer les tout derniers modèles... TOMMY ou FUBU. Ils pensent jusqu'à présent que rouler en Mercedes et vivre dans une grande maison leur octroie un certain «statut» ou qu'ils ont réalisé le Rêve Américain. Ils sont fous ! > De l'Europe, des USA , d'Afrique ...ils sont tous les mêmes ! La majorité de leurs frères croupissent encore dans la misère parce que leur avidité les empêche collectivement de constituer un lobby financier pour une meilleurecommunauté.. Avec l'aide de BET, Black Entertainment Tonight, (une chaîne de télévision pour Noirs (ndlt)), et d'autres media télévisés du même genre qui leur apportent des images destructives dans leurs propres foyers, nous continuerons à tirer d'eux d'immenses profits comme ceux gagnés par TOMMY et NIKE.. (Tommy Hillfiger les a même insultés, déclarant qu'il ne voulait pas de leur argent. > Voyez cependant combien ils dépensent encore plus dans ses produits comme jamais ils ne l'ont fait auparavant !) Ils continueront de s'exhiber ainsi les uns devant les autres pendant que nous autres (blancs) nous construirons une communauté plus forte à partir des profits que nous réalisons d'eux... 3. L'ÉGOÏSME est enraciné en eux depuis les temps de l'esclavage et l'époque coloniale et c'est l'une des principales manières à travers lesquelles nous continuons àles y maintenir. L'un des leurs, Dubois, disait dans un livre, « le Dixième des Talents » (1/10), qu'il existait une désunion viscérale dans leur culture. Il était précis dans ses déductions qui stipulent qu'il y avait des éléments épars de leur culture qui avaient atteint une certaine forme de succès. > Cependant cette partie n'a pas bénéficié de l'amplitude de son oeuvre. Ils n'ont pas lu que « le Dixième des Talents » se donnait pour mission de leur permettre d'aider les 90% sans talents d'atteindre une meilleure qualité de vie. > Au contraire ces éléments ont crée une nouvelle catégorie de classe, la classe Buppie (que nous traduirions par parvenus) et ils regardent de haut les leurs ou bien les aident avec condescendance. La seule culture qui prend l'ascension chez eux c'est la culture de ramassage et de cueillette qui est nourrie par la semence de Caen , frère dAbel « le nivellement vers le bas ». > Leur ÉGOÏSME ne leur permet pas de travailler ensemble sur des projets pour atteindre des réalisations communes. Ils ne réaliseront jamais ce que nous avons accompli. > Quand ils se mettent ensemble ils laissent leur ego dominer leurs objectifs communs. Donc leurs prétendues organisations d'aide et de charité (...) semblent seulement promouvoir leurs noms sans apporter de réels changements au sein de la communauté. Ils sont heureux de siéger dans des conférences ou des conventions dans nos hôtels (Sheraton, Intercontinental, ..., discutant au sujet de ce qu'ils projettent de faire tout en récompensant par des plaques d'honneur et des titres les meilleurs orateurs mais non les meilleurs réalisateurs (ceux qui en fait agissent). > Y aura-t-il une fin à leur ÉGOÏSME? Ils refusent obstinément de se rendre compte que unis ils pourraient accomplir beaucoup plus : TOGETHER EACH ACHIEVES MORE (TEAM) Ils ne comprennent pas qu'il n'y a pas mieux que des entités individuelles mises ensemble pour contribuer à une oeuvre commune. > En réalité beaucoup de ces Buppies {des parvenus} ne se rendent pas compte que « une seule signature suffit pour qu'ils redeviennent pauvres » et que deux chèques de paie les séparent de la pauvreté (ils sont à deux mois de salaire de la pauvreté). Et que tout cela est contrôlé par les plumes des blancs et leurs bureaux.. Une simple signature suffit !! (ndlt) Ainsi donc nous continuerons à les maintenir dans cet état > a. aussi longtemps qu'ils refuseront de lire et partager l'information, > b. aussi longtemps qu'ils continueront d'acheter tout ce qu'ils veulent pour satisfaire leur avidité de posséder, > c. et aussi longtemps qu'ils continueront de penser qu'ils «aident» leurs communautés en payant des cotisations à des organisations qui ne font pas plus que tenir d'extravagantes conventions dans nos hôtels > En passant, ne vous inquiétez pas qu'ils puissent lire cet article. Rappelez vous : ILS NE LISENT PAS, s'ils lisaient ça ne ferait rien, ils sont amnésiques, c'est-à-dire ils oublient vite (pour eux le bourreau et la victime ont la même fausse)... D'autre part, je parie qu'ils préfèreront garder cet article pour eux après lecture, plutôt que de le partager avec les autres... Sauf bien sur pour quelques uns d'entre eux qui ont compris...! Encore et une fois de plus, »la meilleure facon de cacher quelque chose à un Noir est de la mettre dans un livre. Ne laisser pas ce message dans votre boîte, il faut le faire suivre ....aux frères et aux soeurs noirs
Fulgence Oulaï
Ingénieur Sciences InformatiquesInfographiste / Webmaster oulaiful@yahoo.fr09543885 / 05543813 Obama demande à l'Iran la restitution du drone capturé
LEMONDE.FR avec AFP | 13.12.11 | 08h34
Images du RQ-170 Sentinel diffusée par les Gardiens
de la révolution.AP/STR
Le président américain, Barack Obama, a annoncé, lundi 12 décembre, que son pays avait réclamé à l'Iran la restitution du drone d'observation furtif dont il s'est emparé la semaine dernière.Washington n'avait pas jusqu'à présent confirmé officiellement que l'appareil était bien d'origine américaine. "Nous avons déposé une demande formelle, a ensuite précisé Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, mais étant donné le comportement de l'Iran jusqu'à présent, nous ne nous attendons pas à ce qu'il s'exécute."Mme Clinton a affirmé que Washington continuait de "croire fortement à l'approche diplomatique" pour résoudre ses nombreux différends avec l'Iran. Mais elle a répété qu'un nouveau durcissement des sanctions américaines à son endroit restait possible car, selon elle, "le chemin sur lequel s'engage l'Iran est dangereux, pour lui et pour la région". Téhéran a annoncé que ses unités de guerre électronique avaient pris, le 4 décembre, le contrôle d'un avion sans pilote RQ-170 Sentinel qui avait pénétré de l'Afghanistan à l'intérieur du territoire iranien, et qu'elles l'avaient fait atterrir sans dommage majeur à 250 km de la frontière, dans la région désertique de Tabas. La télévision iranienne a diffusé jeudi des images présentées comme celles de cet appareil ultrasophistiqué qui était, selon des responsables américains qui ont requis l'anonymat, en mission de surveillance pour la CIA au moment de l'incident. Selon la presse américaine, le drone surveillait des sites nucléaires iraniens. Un important parlementaire iranien cité lundi par la télévision d'Etat a assuré que l'Iran allait copier ce drone afin d'en équiper ses forces. "Il est un peu difficile de savoir réellement ce qu'ils vont pouvoir en tirer", a relativisé le secrétaire à la défense américain, Leon Panetta. "Je ne sais pas dans quel état" sont les éléments récupérés par l'Iran, a-t-il ajouté, alors qu'il s'exprimait devant des journalistes à bord d'un avion militaire. Interrogé sur l'éventualité que l'appareil ait pu être forcé à atterrir après une "cyberattaque" des Iraniens, le chef du Pentagone a répondu : "Je ne sais pas." L'ex-vice-président américain Dick Cheney a pour sa part vertement critiqué l'administration Obama en estimant sur la chaîne CNN que le président aurait dû donner l'ordre d'une attaque aérienne pour détruire le drone et empêché les Iraniens d'en tirer quoi que ce soit. Les Etats-Unis et l'Iran n'entretiennent pas de relations diplomatiques, les deux pays communiquant habituellement par le truchement de l'ambassade de Suisse à Téhéran. L'Iran nargue les Etats-Unis, qui réclament leur drone capturé
LEMONDE.FR avec AFP | 13.12.11 | 10h46
Vue numérique d'un drone RQ-170
"Sentinelle".AFP/HO
Le face-à-face se poursuit. Au centre des nouvelles tensions irano-américaines, le drone d'observation furtif états-unien capturé par les autorités iraniennes la semaine passée. Les premiers demandent sa restitution, les seconds ironisent, déclarant, mardi 13 décembre, que ce drone est désormais "propriété de la République islamique"."Il semble que M. Obama a oublié que l'espace aérien iranien avait été violé et qu'il y avait eu une opération d'espionnage", a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, rejoint par le ministre de la défense, Ahmad Vahidi, qui a déclaré à l'agence d'information ISNA : "Leur drone a violé [l'espace aérien iranien] et maintenant au lieu de présenter des excuses, de manière effrontée, ils nous demandent de restituer l'avion."Le président Obama a indiqué, lundi, que Washington avait "demandé la restitution" du drone d'observation furtif RQ-170 Sentinel dont l'Iran s'est emparé le 4 décembre, alors qu'il se trouvait à 250 km à l'intérieur de l'espace aérien iranien. Le secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a ensuite précisé que Washington avait transmis "une demande formelle" à Téhéran, mais qu'"étant donné le comportement de l'Iran jusqu'à présent, nous ne nous attendons pas à ce qu'il s'exécute". L'Iran a présenté la semaine dernière des images de l'appareil, dont ses forces armées ont affirmé avoir pu prendre le contrôle pour le faire atterrir sans dommages majeurs en territoire iranien. Selon la presse américaine, le drone venant d'Afghanistan était en mission d'observation des sites nucléaires iraniens pour le compte de la CIA. Un important parlementaire iranien cité lundi par la télévision d'Etat a assuré que l'Iran étaient en train d'analyser cet appareil d'observation à haute altitude ultrasecret et sophistiqué, et avait l'intention ensuite de le copier pour en équiper ses propres forces. |
mardi 13 décembre 2011
L'OBJECTIVITÉ DE LA VISION PARTIALE :
jeudi 8 décembre 2011
Concentrez-vous !
David est acheteur, Claire avocate, Joseph économiste et Antony consultant Web. Ils ont en commun de bonnes études, une activité choisie, un poste intéressant... Pourtant, tous quatre ressentent une drôle de sensation une fois au boulot : ils éprouvent de plus en plus de mal à se concentrer. Ils ont répondu - pendant leurs heures de travail ! - à un appel à témoignages lancé sur Lemonde.fr mais ils désirent garder l'anonymat.
"J'ai 4 000 e-mails dans ma boîte. Certaines personnes m'en envoient alors qu'elles sont à 5 mètres, déplore David, qui travaille dans l'automobile. Je butine d'un sujet à l'autre et sous prétexte de partager un même espace, mes collègues m'interrompent sans cesse." Pour Claire, seule dans son bureau d'un cabinet juridique, la source du mal est ailleurs : "Dès que mon ordinateur est en route, la moindre pensée parasite me fait aller sur Internet. Pourtant je suis passionnée par mon travail", dit-elle.Joseph, lui aussi, dispose d'un bureau, dans une grande organisation internationale. "Gestion d'équipe, suivi financier, recherche d'informations... On me demande d'être multitâche mais ma tête est en multi-zapping", reconnaît-il. Quant à Antony, plongé dans l'univers Internet, il reçoit "des demandes tous azimuts sur Skype ou par e-mails, entrecoupées de multiples perturbations". "Sympa cette vidéo, tiens, un changement de statut sur Facebook, vite, un e-mail client... J'ai du mal à me concentrer sur des tâches complexes", avoue-t-il.
Combien sont-ils, ces salariés dont la pollution attentionnelle mange une partie de la journée ? Ceux qui passent d'une tâche à l'autre au point de papillonner en boucle ? Difficile à dire, tant la dispersion au travail est un mal feutré, un non-dit caché dans les plis des costumes. "Je ne suis pas la seule, mais personne n'en parle. Ce serait comme si quelqu'un disait qu'il glande au travail", confie Claire, l'avocate. La dispersion "est de plus en plus présente au travail mais la situation est assez invisible", analyse Caroline Datchary, sociologue au Laboratoire interdisciplinaire solidarités, sociétés, territoires du CNRS. "Les entreprises sont ambivalentes, poursuit-elle. Un trouble de l'attention est connoté négativement, mais être multitâche est une compétence recherchée." La sphère privée n'est pas épargnée, certains salariés reconnaissant continuer ce papillonnage soirs et week-ends.
Le "syndrome de déconcentration", mal du XXIe siècle ? La multiplication des chaînes télévisées a habitué notre cerveau au zapping. Depuis, notre environnement quotidien est en ébullition. Internet et les e-mails, les téléphones portables puis les smartphones et les tablettes tactiles, sans compter les tweets, nous ont rendus peu à peu multitâches, surstimulés mais pas si fiers de l'être. Pour preuve, l'écho mondial de l'article de Nicholas Carr, "Google rend-il stupide ?", publié à l'été 2008. L'auteur y soutient que l'usage du Web limite la capacité de concentration. Son livre, The Shallows (Norton, 2010) vient d'être traduit en français (Internet rend-il bête ? Robert Laffont, 312 p., 20 €).
Une poignée de chiffres de l'Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) campe le décor : près de six salariés sur dix consacrent deux heures par jour à gérer leurs boîtes mail ; quatre sur dix reçoivent plus de 100 messages par jour ; près de sept sur dix disent vérifier leur messagerie toutes les heures mais le font toutes les cinq minutes ; 64 secondes sont nécessaires pour reprendre le fil de sa pensée après l'interruption par un message. Enfin, sept managers sur dix déclarent souffrir de surcharge informationnelle.
"Dans le monde du travail, les personnes s'observent, commente la psychiatre Christine Foulon. Multiplier les e-mails permet de se rassurer, d'autant plus que la réactivité est souvent érigée en qualité, avant même la productivité." Ajoutons à cela que les open spaces, vastes bureaux ouverts permettant le partage sans limite des conversations du voisin, sont désormais le quotidien de six sociétés sur dix. En conséquence, l'espace vital d'un salarié (7 mètres carrés) a été divisé par trois en dix ans !
Cette réalité intrusive n'est pourtant pas vécue par chacun de la même façon. Les plus de 50 ans ont appris à écrire au cours préparatoire avec une plume Sergent Major, dans un encrier. Plus généralement, les plus de 30 ans ne sont pas nés une souris à la main et jonglent quotidiennement avec des outils numériques. Une gymnastique coûteuse en énergie, explique le psychiatre Roland Jouvent. Les quadras, génération perdue ? "Disons que les jeunes peuvent plus aisément switcher, répond ce scientifique. Leur plasticité cérébrale leur permet de passer facilement d'un acte à un autre, en utilisant leurs cinq sens."
D'autres inégalités, plus intimes, entrent en ligne de compte. Dans une journée, "les salariés ne peuvent travailler en continu qu'un nombre limité d'heures, explique Christine Foulon. Difficile de s'autoriser des plages de vacance visibles. Aller sur Internet peut constituer une pause salutaire discrète". Jusque-là, rien de problématique. Mais, à situation égale, certaines personnes plongent dans une addiction au zapping. "La web-errance renvoie chacun à sa propre histoire", explique le psychanalyste Michael Stora. Se concentrer revient "à pouvoir être seul avec soi-même. D'où l'importance des moments d'ennui pour un enfant, une des premières expériences de concentration", dit-il. Certaines personnes en sont moins capables que d'autres. Et les multiples écrans à portée de main sont autant de moyens "de calmer des montées d'angoisse", ajoute Michael Stora.
Une bonne santé physique et psychique est donc plus que recommandée pour résister à la dispersion ambiante. Gare à la pression professionnelle ou aux problèmes familiaux, sources supplémentaires de stress qui peuvent faire basculer dans le papillonnage ! Le psychiatre Christophe André juge la situation préoccupante. "Nous possédons de plus en plus de canaux par lesquels des interruptions peuvent arriver. Les périodes de calme, de lenteur et de continuité se fractionnent", constate-t-il.
Selon certaines études américaines, notre cerveau étant conçu pour stimuler, nous répondons trop aux sollicitations : e-mails, téléphones... "Nous surstimulons ainsi notre attention dite réactionnelle, et atrophions notre capacité attentionnelle endogène, plus posée, nécessaire à la réflexion", explique-t-il. D'autres travaux, publiés en novembre 2010 par la revue Science soulignent que les personnes dispersées se sentent moins heureuses. "Nous commençons à peine à mesurer scientifiquement les effets négatifs de ces phénomènes sur la performance et le bien-être", remarque Christophe André, qui a fait entrer la méditation à l'hôpital Sainte-Anne en 2004.
De façon quasi instinctive, certains salariés s'isolent ou n'allument pas l'ordinateur pour travailler tranquillement. Romain, ancien dirigeant d'une agence Web, s'est appliqué la méthode de gestion du temps GTD (Getting Things Done), nom du best-seller de l'Américain David Allen. Romain en a même fait son métier. "Je coache des cadres hypersollicités. Certains sont même angoissés si leur portable ne sonne pas. Je les aide à hiérarchiser leurs priorités, et les sportifs s'en sortent mieux", remarque-t-il. Stéphane, dirigeant d'un cabinet de lobbying, lui, a suivi "un stage de pleine conscience, il y a un an. Depuis, je médite vingt minutes chaque jour", explique-t-il. L'exercice l'apaise. "Je suis plus attentif, moins dispersé. Si une pensée parasite arrive, je la laisse venir, puis s'en aller."
Roland Jouvent n'est pas surpris de tels résultats : "La thérapie de la pleine conscience s'appuie sur la philosophie prônée par les bouddhistes. C'est l'anti-double tâche, dit-il. Par nature, les hommes sont soit dans l'anticipation, soit dans la remémoration. Un travers accentué par les nouvelles technologies. Une personne anticipant trop deviendra anxieuse ou au contraire dépressive." D'où le bénéfice d'une technique apprenant à profiter du moment présent.
"La méditation, c'est scientifiquement prouvé, stabilise l'attention, augmente la capacité de concentration et l'habileté à passer d'une tâche à l'autre", ajoute Christophe André, auteur de Méditer jour après jour (L'Iconoclaste, 304 p., 24,90 €). Et les personnes qui méditent ont plus de pensées positives. Signe de l'époque, les ouvrages de méditation s'arrachent : "Eloge de la faiblesse d'Alexandre Jollien a 10 ans mais vient de paraître en poche (Marabout, 96 p., 3,90 €) et se vend par milliers", explique Laurence Deschamps, chef de produit littérature à la Fnac.
Outre-Atlantique, le prospectiviste Alex Soojung-Kim Pang, prône le contemplative computing (la contemplation informatique). "Nous devons repenser notre relation compliquée aux nouvelles technologies pour ne plus les subir, a-t-il martelé, devant un public branché réuni cet été à Marseille par la Fédération Internet nouvelle génération (FING). Avez-vous remarqué que nous retenons tous notre respiration quand nous vérifions nos mails ?"
Ce réflexe inconscient, est, selon ce chercheur, "une micro-alerte montrant une légère anxiété". Y a-t-il des conseils à suivre au quotidien ? "Transformez vos attentes en temps de repos : ne lisez pas, ne regardez pas votre portable. Tournez votre attention sur votre souffle, votre corps", explique Christophe André, qui préconise de limiter les interruptions en regroupant coups de téléphone et consultations des e-mails. Enfin, créez-vous des espaces de pause intérieure. "Toutes les heures, asseyez-vous, respirez deux minutes en commençant par une inspiration profonde, qui favorise le ralentissement." Allez, vous êtes arrivé au bout de l'article, fermez les yeux !
Laure Belot
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2011/10/24/concentrez-vous_1592999_3238.html#ens_id=1585432
recherche
10:39
«Mais tu ne dors pas?» «C’est génétique»
AFP( AFP )
Pourquoi quatre heures de sommeil suffisent à certains quand
d’autres sont encore fatigués après huit heures au lit? Enquêtant sur
cette injustice, des chercheurs viennent de mettre en évidence un gène
particulièrement impliqué dans la régulation du sommeil. Même si les
facteurs environnementauxconservent un rôle
Pourquoi Napoléon n’avait-il besoin que de 4 heures de sommeil ?
Des chercheurs européens ont identifié un gène impliqué dans la
régulation du sommeil, tout en montrant que sa durée est aussi
influencée par d’autres facteurs individuels ou environnementaux.Selon les chercheurs, dont les travaux viennent d’être publiés dans la revue spécialisée Molecular Psychiatry, ce gène appelé ABCC9 explique environ 5% de la variation dans la durée du sommeil.
L’équipe des chronobiologistes Till Roenneberg et Karla Allebrandt de l’université Ludwig-Maximilians à Munich a mené une étude sur plus de 4.000 individus de sept pays européens.
Leur analyse des comportements vis-à-vis du sommeil (via un questionnaire) et des caractéristiques génétiques a montré que les individus avec une variation courante du gène ABCC9 dormaient généralement pendant une période «significativement plus courte» que les individus présentant l’autre version du gène.
«Ce n’est pas la première étude à mettre en évidence l’implication de gènes dans la régulation du sommeil, mais sa force est de mettre en évidence ce gène dans une large population et de confirmer son rôle chez la drosophile (mouche du vinaigre)», commente pour l’AFP le chronobiologiste français Claude Gronfier (Inserm, Lyon).
L’équipe du Pr Roenneberg, en collaboration avec des chercheurs de l’université de Leicester (Royaume-Uni), a en effet montré que le gène ABCC9 affectait également la période de sommeil nocturne chez la mouche du vinaigre.
Couche-tôt ou couche-tard?
«Ce n’est donc pas seulement une association statistique qui donnerait un rôle à un gène qui finalement n’en a pas tant que ça, c’est un vrai rôle biologique qui est montré, une belle confirmation», explique le Dr Gronfier. «Le rôle de ce gène dans la durée du sommeil est incontestable», ajoute-t-il.
Ce même gène ABCC9 a été précédemment relié au diabète et à des pathologies cardiaques. «Ainsi, apparemment, les relations entre la durée du sommeil et les troubles métaboliques peuvent s’expliquer en partie par un mécanisme moléculaire sous-jacent commun», a déclaré le Dr Allebrandt.
L’autre enseignement de l’étude, souligne le Dr Gronfier, c’est le rôle de l’environnement sur la durée du sommeil.
Elle montre ainsi l’influence du chronotype (le fait d’être plutôt «couche-tôt» ou «couche-tard»). Plus précisément, elle montre que la conséquence de la variation du gène ABCC9 est plus importante chez les couche-tard que chez les couche-tôt.
De la même manière, les chercheurs ont observé que les conséquences de la variation génétique sont aussi plus importantes chez les populations subissant une forte amplitude de durée de la journée en fonction des saisons.
«On voit là la combinaison, la synergie, entre l’environnement et la génétique qui conduisent à une altération du sommeil», souligne le Dr Gronfier.
Pour ce spécialiste, ces résultats «renforcent le message qu’une durée de sommeil suffisante, par une bonne hygiène du sommeil, est capitale pour un fonctionnement physiologique adapté et pour éviter l’apparition de troubles sérieux».
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3f8337f4-2180-11e1-a9c4-2990331a3f5c/Mais_tu_ne_dors_pas_Cest_g%C3%A9n%C3%A9tique
lundi 5 décembre 2011
phénomène
11:45
Des litres de lumière gratuite illuminent le quotidien de bidonvilles
AFP
- Capture d’écran tirée de la vidéo de démonstration d’Illac Diaz, qui fait tout pour populariser la «bouteille lumière».
Un philanthrope a entrepris de développer aux Philippines
l’invention d’un ingénieur brésilien qui utilise la réfraction de la
lumière pour éclairer avec des bouteilles en plastique remplies d’eau.
Lumière gratuite, facile et fondée sur la récup: le succès est fulgurant
Fichée dans le toit, une bouteille en plastique remplie d’eau se
transforme en ampoule économe et écolo et inonde de lumière naturelle
les cahutes des bidonvilles de Manille, Delhi ou Rio.Un chef d’entreprise philippin, Illac Diaz, a entrepris de développer dans les quartiers pauvres de son pays l’invention de l’ingénieur brésilien Alfredo Moser.
Une simple bouteille usagée d’un ou deux litres de soda fait l’affaire. Elle est remplie d’eau, et de l’eau de Javel est ajoutée pour prévenir la formation de bactéries et garantir la pureté et la transparence du liquide.
Il faut ensuite percer le toit de zinc ou de tôle des masures pour la fixer, une petite manipulation qui ne demande pas un savoir-faire complexe, et d’un coût modique que la fondation MyShelter (mon refuge) créée par Illac Diaz finance grâce à des dons.
Le «Litre de lumière» (Isang Litrong Liwanag), se fonde sur les principes élémentaires de la réfraction de la lumière: exposées au soleil, les bouteilles produisent une intensité lumineuse équivalant à une ampoule de 50 watts.
«C’est une révolution populaire qui utilise une technologie simple et bon marché», clame Illac Diaz.
Les bouteilles ne permettent pas de se priver de toute source de lumière artificielle puisqu’elles n’éclairent que le jour. Mais elles réduisent drastiquement la facture énergétique de populations indigentes.
Le projet est parti de San Pedro, un bidonville de la capitale philippine où des milliers de gourbis adossés les uns aux autres sont fréquemment plongés dans le noir, y compris le jour, à cause de coupures de courant, ou faute d’argent.
Monica Albao, 46 ans, a installé cinq bouteilles sur le toit de la petite maison qu’elle partage avec son mari, leur fille de 22 ans et leur petit-fils de deux mois. «J’ai divisé par deux ma facture d’électricité. L’argent que nous économisons, nous le dépensons en nourriture ou en vêtements pour mon petit-fils», explique-t-elle.
«Litre de lumière» écolo
Le concept est également écolo, puisque chaque bouteille permet d’économiser 17 kilos de CO2 par an, affirme Diaz, invité au sommet de Durban (Afrique du Sud) sur le climat. «Si vous multipliez ce chiffre par un million, vous obtenez le bénéfice pour l’environnement d’une turbine éolienne, mais le fonctionnement de celle-ci est plus onéreux», fait-il valoir.
L’homme s’avoue «sidéré» par le succès de son idée qui s’est propagée comme une traînée de poudre à la surface du globe grâce à un clip posté sur YouTube et un marketing agressif sur les sites sociaux.
«Notre concept originel s’arrêtait aux Philippines. On ne pensait pas qu’il serait possible de le faire à cette échelle», dit-il.
Plus de 15 000 bouteilles ont été installées jusqu’ici dans les bidonvilles de la périphérie de Manille, et 10 000 supplémentaires devaient l’être cette semaine par une armée de bénévoles.
Quelque 100 000 autres doivent aller à Cebu, la deuxième ville du pays, en décembre. L’initiative a déjà essaimé en Inde, en Afrique du Sud, au Vietnam, au Népal, au Mexique, en Colombie et jusque sur l’île de Vanuatu, dans le Pacifique.
Le concept va à l’encontre du modèle défendu par l’ancien président américain Al Gore, qui promeut un recours aux énergies propres dans les pays en voie de développement, comme les éoliennes et les panneaux solaires, observe Diaz. «C’est très cher et peu de gens en bénéficient réellement», affirme-t-il.
Il y a une dizaine d’années, des scientifiques au Massachusetts Institute of Technology (MIT) (Etats-Unis) s’étaient également intéressés à l’innovation, mais le travail de Diaz a été salué par les Nations unies pour avoir permis sa distribution massive.
Sur un an, il ambitionne d’aider un million de personnes dans son pays via sa fondation MyShelter. Sans compter les installateurs de bouteilles, un nouveau métier qui a le vent en poupe à Manille.http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5f4eb21a-1f1a-11e1-a723-063e17a5b475/Des_litres_de_lumi%C3%A8re_gratuite_illuminent_le_quotidien_de_bidonvilles
Un litre de Lumière
Publié le 04 octobre 2011 par Pwrlovers Isang Litrong Liwanag (un litre de Lumière), est un projet d’éclairage durable qui vise à ramener la lumière sous les toits de tôle des bidonvilles de Manille. En pleine journée, beaucoup d’habitants vivent dans le noir car ils n’ont pas accès à l’électricité. Impossible de travailler à l’intérieur dans ces conditions.Conçu et développé par des étudiants du Massachusetts Institute of Technology (MIT), la technologie adoptée par Isang Litrong Liwanag est on ne peut plus simple. Il s’agit d’utiliser une propriété méconnue d’une solution à base d’eau de Javel : si vous en remplissez une bouteille de plastique, vous pourrez observer qu’elle diffracte les rayons de lumière.
Si l’on prend l’exemple d’un rayon qui tombe à la verticale, lorsqu’il est midi sous le soleil, une fois qu’il aura traversé la bouteille d’eau, il sera renvoyé dans toutes les directions. A 360 degrés, exactement comme c’est le cas avec une ampoule électrique.
Ainsi, pour éclairer les intérieurs, des bouteilles en plastique remplies d’eau de Javel et d’eau sont insérées dans un trou découpé dans le toit en métal, puis scellées. L’eau de Javel garde l’eau à la fois claire et exempte de germes potentiels. Le Soleil éclaire toute la pièce, sans faire un point de lumière violente dans la pénombre. Et quand vient la pluie, l’eau n’en profite pas pour couler à l’intérieur.
Avec juste un litre d’eau claire et une bouteille de plastique ramassée dans la poubelle, l’équivalent d’une ampoule standard de 60 watts peut être installée en moins d’une heure et durer cinq ans! Le coût de ces « Solar Bulbs » est pratiquement nul.
Ce super projet cherche volontaires les donateurs. Il est déjà soutenu par Miss Philippines, mais vous pouvez aussi lui donner un coup de main !
http://www.paperblog.fr/4922063/un-litre-de-lumiere/
jeudi 20 octobre 2011
DU DEVOIRS DES POPULATIONS ENVERS LES MEDECINS IVOIRIENS
« Personne n’ose chercher la vérité. Ceux qui cependant la cherchent n’osent la trouver. Ceux qui cependant la trouvent n’osent pas la dire. Ceux qui la disent ne sont pas écoutés. »
Alfred SAUVY
Le débat sur le droit à la santé suscité par la grève des cadres supérieurs de la santé membres du SYNACASSI, de l’illégalité de la grève et des sanctions encourues ; notamment des menaces de procès, m’amènent à soumettre cette contribution.
En effet la plupart des articles et contributions ont abordés la question uniquement sous l’angle des droits des populations, avec la forte recommandation aux syndicalistes de défendre leur droit sans mettre en danger celui des autres.
La question est de savoir qui va s’occuper du droit des médecins et des autres cadres supérieurs.
Quel organe de presse va défendre le droit des médecins, sans que cela ne soit une action de lobbying avec ce que cela suppose en terme financier, éthique, politique etc… C’est pourquoi, j’ai décidé d’aborder le sujet en terme de devoirs des populations envers les médecins et partant des cadres supérieurs de la santé.
Beaucoup d’intervenants dans la crise ont essayé de nous expliquer nos devoirs, comme si nous l’ignorons. Pour rappel les études médicales durent en moyenne sept ans pour l’obtention du diplôme qui confère le titre de médecin généraliste, après il faut en moyenne trois années d’études supplémentaires pour obtenir le titre de médecin spécialiste. Diverses autres formations nous permettent parfois de nous attribuer le titre de consultant. Et encore, il reste que certains parmi nous deviennent des experts sur certaines questions. Du titre de médecin généraliste à celui d’expert il faut bien du chemin, ce n’est donc pas à nous qu’il faut expliquer nos devoirs. Je me permets donc d’apporter des informations pour nourrir le débat sinon pour le clore afin de nous consacrer à l’essentiel.
LES BASES JURIDIQUES DES DEVOIRS DES POPULATIONS ENVERS LES MEDECINS.
1/ Du droit à la santé des populations.
De nombreux textes nationaux (constitution ; code de la santé publique) et traités internationaux ont été cité, pour rappeler ce droit fondamental des peuples. Pour pouvoir jouir de tant de droits il y’a nécessairement autant de devoirs. Loin de nous un débat sur le juridisme stérile, il faut cependant garder à l’esprit qu’on ne peut toujours exiger sans rien donner. Ce droit à la santé ,impose de facto un devoirs envers ceux qui y participent directement.
2/ Le serment d’Hippocrate
Un journal a publié le serment d’Hippocrate, comme pour nous rappeler un engagement que nous avons pris devant nos parents et nos maîtres. Je rappelle au passage que tout en gardant son essence, ce serment a beaucoup évolué dans sa rédaction ; il tient compte des contraintes scientifiques (clonage ; les test génétiques ou examen d’ADN) de l’apparition de nouvelles maladies à fortes expositions à des stigmatisations (VIH/SIDA) ; des normes socio politiques de notre époque (qui imposent la démocratie comme système de référence et qui invitent à faire obstacles à des exactions comme la xénophobie et les génocides par exemple). A travers ce serment les médecins se sont imposés de nombreuses obligations et cela comme je l’ai précisé en tenant compte de notre époque. J’ai retenu dans le serment le passage suivant ; « je n’exigerais aucun salaire au dessus de mon travail.. ».
Implicitement toute personne, quelle qui soit qui demande au médecin un travail doit lui verser un salaire.
Pourquoi le serment ferait t’il allusion à un salaire depuis la nuit des temps ? Dans certains pays toute peine mérite un salaire. A croire tous les écrits et dits au nom du serment d’Hippocrate, les médecins ivoiriens devraient renoncés à leurs revenus. Le projet de vie d’un médecin ivoirien n’est t’il pas aussi conçu autour d’attentes minimales ?. Il est donc du devoirs des populations d’améliorer leur vision du monde et partant leur vision de la profession médicale dans notre pays. Il est donc légitime à tous, d’exiger un minimum nécessaire à chacun de nous pour réaliser sa vie.
3/ la confraternité entre médecins
C’est une disposition légale du code de santé publique et du code de déontologie dont le non respect expose à des sanctions disciplinaires et même civiles. Il n’est donc pas acceptable d’encourager les médecins à se désolidarisés de leurs confrères.
4/ De la nécessité d’assurer un service minimum en cas de grève.
4-1/ L’HOPITAL N’APPARTIENT PAS AUX MEDECINS.
Il appartenait aux propriétaires de dire où ; comment ; avec qui ; avec quoi il organise le service minimum. En la matière, le gouvernement n’a rien proposé. Je rappelle, sans publicité, que la PISAM ; AVICENNES ; LA POLYCLINIQUE DES DEUX PLATEAUX ; LA POLYCLINIQUE HOTEL DIEU ; LA POLYCLINIQUES LES GRACES ; LA CLINIQUE LE GRAND CENTRE ; LA CLINIQUE CENTRALE D’ABOBO GARE et bien d’autres, mais surtout l’HÔPITAL MILITAIRE étaient ouverts et auraient pu être les lieux de la prise en charge des grandes urgences au frais de l’état quitte à faire payer ensuite les coupables s’ils existent.
Il revient aux populations qui payent des élus pour leur garantir le minimum, de ne pas perdre de vue qu’en cas de catastrophes, l’état doit exister pour le bien de tous. Ne pas assumer ses responsabilités et toujours les rejeter sur les autres est la preuve de mauvaise foi qui doit cesser de prospérer sous nos cieux.
4-2/ L’EXERCICE MEDICALE MINIMALE N’EST PAS CONCEVABLE.
Pour la question de fond sur le service minimum en cas de grève, en nous inspirant « DES PRINCIPES D’ETHIQUE MEDICALE EUROPEENNE » -CIOMS, 1995 trois types de commentaires s’ouvrent à nous.
1/ La CIOMS dans le texte contenant « les principes les plus importants destinés à inspirer la conduite professionnelle des médecins quel que soit leur mode d’exercice, dans leur rapports avec les malades, la collectivité et entre eux », rappelle en son article 1, la vocation du médecin. Le rappel de cet article doit mettre fin aux leçons de ceux qui veulent nous apprendre ce qu’est un médecin ; « la vocation du médecin consiste à défendre la santé physique et mentale de l’homme et à soulager sa souffrance dans le respect de la vie et de la dignité de la personne humaine sans discrimination d’âge, de race, de religion, de nationalité, de condition sociale et d’idéologie politique, ou toute autre raison, en temps de paix comme en temps de guerre. » Ainsi édictée demander à des médecins de travailler dans des conditions minimums est inconcevable.
2/ La Conférence Internationales des Ordres, pour finir a édicté à l’article 36 sur 37, donc en fin de recommandations, qu’en cas de grève, « lorsqu’un médecin décide de participer à un refus collectif organisé de soins, il n’est pas dispensé de ses obligations éthiques vis-à-vis des patients à qui il doit garantir les soins urgents et ceux nécessaires aux malades en traitement ».
Le médecin a donc une obligation vis-à-vis de ses patients et non du service ou des autorités contre lesquels il entame justement une action de type syndicale. Faire l’amalgame entre les deux pour ne pas entamer le dialogue constructif avec les médecins, est un encouragement à l’atteinte à l’éthique médicale qui place l’homme au centre de toutes ses préoccupations. En effet comment peut-on respecter des gens qui ne nous respectent pas. Ils sont convaincus que nous n’irons pas jusqu’au bout de nos revendications parce que cela mettrait en péril la cohésion sociale.
3/ La CIOMS termine ses recommandations par l’article 37 qui a trait aux honoraires. L’incompatibilité entre l’exercice médicale et la perception d’un revenu n’étant pas prouvé, il y’a lieu de s’attaquer aux règlements de tous différents qui apparaissent sur cette question. Aucun argument juridique ni éthique ne ferra barrage à la rémunération à juste coût des services que rend l’ensemble du corps médical ivoirien.
RECONNAITRE AU CORPS MÉDICAL, SES ACTES PATRIOTIQUES
Actuellement de nombreux acteurs ont eu des décorations et des félicitations officielles pour des actes patriotiques. Que dire du corps médical ?
1/ Depuis octobre 2000, en passant par septembre 2002 et novembre 2004 et pour finir avec l’avènement des déchets toxiques, le corps médicale ivoirien dans son ensemble n’a jamais fait défaut. Sans rappeler leur contribution, ce qui est inacceptable est la non exigeante aux victimes d’un document médico légale prouvant qu’ils ont été victimes parmi les pièces à fournir pour se faire dédommager. Tout homme avertit sait que sans ce document, ni aujourd’hui encore moins demain, aucune cours de justice sérieuse ne donnera suite à une plainte d’une victime (comment va-t-il prouver qu’il a été malade ?). Cette grave omission, fait partie intégrante d’une logique qui voudrait que les médecins qui ont travaillés ne perçoivent pas trente milles francs CFA (le coût du certificat) par patient intoxiqués. En faite certains ont estimé que trois milliards de francs rien qu’aux corps médical serait excessif.
2/ Dans notre pratique de tous les jours, délivrer des traitement efficaces à moindres coûts est un acte patriotique qui doit être reconnu et proclamé. Je le fait étant entendu que certains trouvent cela évident voir logique. Pour comprendre, il faut avoir à l’esprit qu’aucun médecin n’a intérêt à se voir stigmatisé pour des échecs thérapeutiques et donc a intérêt à utiliser les traitements les plus efficaces et forcement les plus chers.
LE CORPS MÉDICAL COMME MOTEUR DE DÉVELOPPEMENT
1/ ACTEUR CENTRAL DE NOTRE PROJET MÉDICAL.
« Tout était prêt pour octobre 2002 » selon les personnes chargées d’exécuter le projet de L’AMU . Si c’était vrai, cela suppose que le corps médical ivoirien était prêt à participer à la réalisation de ce rêve que tout ivoirien aimerait voir aboutir. Ça aurait été encore une occasion pour les médecins et leurs autres confrères d’accomplir leurs devoirs envers toute la population ivoirienne.
2/ 3 OBJECTIFS SUR 8 (37.5%) DES OMD (LES OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPEMENT), DOIVENT ETRE REALISES PAR LE COPRS MEDICAL.(voir fraternité matin page 24 du mercredi 19 septembre 2007)
En définitive, la seule raison valable pour moi d’apporter une contribution est la « déclaration conjointe des membres du groupe de pilotage pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement en Afrique », dont le journal cité s’est fait un large écho. Pour le petit nombre d’africains et surtout d’ivoiriens qui avons connaissance de ce projet, quelle réponse apportons-nous à cette déclaration ?
1/ Du rôle direct et indirect du corps médical dans la réalisation des OMD.
La part du travail du corps médical est excessive, dans la mesure où en Afrique anglophone la plupart des médecins sont aux Etats-Unis, en Grande Bretagne et en Australie. En Afrique francophone, où du faite de la barrière linguistique les médecins sont encore dans leurs pays, la place que devrait être la leur est mal appréciée. Globalement, si, sur le continent, il y’a une pénurie ou un mauvais usage (mauvais traitement salarial y compris) du corps médical il est à craindre que même justifiés il faudra revoir les objectifs eux même. En faites les objectifs sont cohérents en eux-mêmes, l’Afrique du Sud qui est reconnu comme l’un des rares pays émergeants en Afrique recrute des médecins (des arabophones et francophones surtout), ce qui démontre la justesse des OMD. Du faite de notre position nous connaissons les stratégies qu’utilisent d’autres pays développés pour enrôler les médecins de chez nous. Les conditions internes et externes favorables aux départs des médecins rendent hypothétiques la réalisation des objectifs en Afrique. En plus du rôle direct qu’ils doivent jouer pour trois objectifs, ils sont censés contribuer de façon qualitative à la mise en œuvre des cinq autres.
2/ la Côte d’Ivoire est t’elle partie prenante ?
Si notre pays a inscrit les OMD dans sa politique de développement, les personnes qui ont représentées notre pays gagneraient à nous expliquer ce qu’ils attendent de nous (le corps médical dans son ensemble). Parce que l’ensemble des articles de presses que nous avons parcourus dans ce dernier temps nous laisse sur notre faim. Etre incapable de comprendre comment le monde fonctionne (la mondialisation, la globalisation), pour se focaliser sur des problèmes basiques comme l’organisation d’un service minimum au profit des populations pour jeter l’anathème sur tout un corps de métier est affligeante. Comment maintenir le corps médical en Côte ‘Ivoire ? Comment trouver des moyens pour leur permettre de se former pour être au même niveau que les autres médecins ? (Oui, les médecins doivent maintenir leur niveau de connaissance) et enfin comment leur permettre de réaliser leurs projets de vie sans qu’ils ne soient obliger de s’adonner à des activités contraires à leur déontologie et éthiques voire de quitter leur pays ?
Pour clore mon propos, j’aimerais souligner que dans la vie en communauté, chacun de nous sera frustré tôt ou tard. Il faut par conséquent éviter d’offrir en pâture des travailleurs, dont le sens prononcé de la déontologie, les amènent, maintenant que les choses semblent entrer dans l’ordre, à demander ceux dont il ont droit. Je remercie donc ceux qui les ont sanctionnés, maintenant ils ont une raison de recommencer parce qu’ils connaissent justement la sanction.
dimanche 9 octobre 2011
Charles Enderlin |
| Au Moyen-Orient, si vous ne pouvez pas expliquer une chose par la théorie du complot, n'essayez pas de l'expliquer! Les gens, là-bas, ne vous croiront pas. T.Friedman. NYT
D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ».
Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre.
« Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël..
Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 »
La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPAC, il y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. »
L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer.
Bonjour les censeurs.
Je n’ai participé ni à la préparation, ni à la réalisation d’Un œil sur la planète. Ma seule contribution a été l’interview deNabil Shaath, responsable des affaires internationales du Fatah. A l’exception de Martine Laroche Joubert, je ne connais pas les journalistes, auteurs des reportages. Je me sens donc libre de publier mon point de vue.D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ».
Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre.
« Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël..
Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 »
La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPAC, il y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. »
L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer.
mardi 6 septembre 2011
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